En dépit de l’état lamentable de la pelouse de terrain du stade de l’Union magrébine, les coéquipiers de N’djeng, ont su se surpasser devant une équipe sénégalaise complètement absente. En effet, durant la première mi-temps, les Vert et Rouge se sont créé beaucoup d’occasions de scorer, mais la précipitation et la situation chaotique de terrain ont empêché les poulains de Jean-Yves Chay d’arriver aux filets. Le redoutable Zerdab a raté, à maintes reprises, devant un gardien très vigilant. Concernant le premier half, les Béjaouis ont bien géré la partie et ils ont regagné les vestiaires avec une légère domination. Dès le début de la seconde mi-temps, les camarades du capitaine Boukessassa ont mis la pression sur les Sénégalais, qui n’avaient rien à perdre, d’autant que les locaux sont revenus, rappelons-le, du Sénégal avec un nul (1-1). C’est à la 50’ que le redoutable Lahmer a réussi à ouvrir le score, par un tir canon des 25 mètres, après un mauvais dégagement de la défense sénégalaise. Un but qui a soulagé des milliers de fans, présents dans les tribunes, en dépit d’une pluie torrentielle.
Ce but libérateur et salvateur a permis aux enfants de la Soummam d’améliorer leur prestation, d’autant qu’à la 64’, le dangereux attaquant Zerdab, l’un des meilleurs joueurs sur le terrain, a réussi à tromper la vigilance du keeper sénégalais.
Le travail du capitaine Boukessassa a mis le ballon sur la tête de Zerdabe qui n’a laissé aucune chance au gardien. Après ce deuxième but, l’équipe sénégalaise s’est effondrée carrément, d’autant qu’à la 70’ Mégatell a réussi à aggraver la marque par un puissant tir. A quatre minutes de la fin du match, c’est au tour du capitaine Boukessassa de marquer le quatrième et dernier but.
Pour leur part, les Sénégalai ont réussi à réduire la marque, après que le défenseur Belakhdar eut marqué contre son camp au temps additionnel.
Enfin, cette victoire historique est synonyme d’une qualification aux huitièmes de finale de la Coupe de la CAF, au grand bonheur des milliers de supporters kabyles qui ont osé narguer le climat loin d’être encourageant pour un déplacement au stade.
Yahia Maouchi
