Mohamed Saïd plaide pour une « répartition équitable des richesses »

D’une voix un peu hésitante, le candidat indépendant à l’élection présidentielle du 09 avril, Mohamed Saïd a plaidé hier, samedi, à partir de Béjaïa pour « une répartition équitable des richesses du pays.  » s’exprimant devant ses supporters à la Maison de la culture Taous Amrouche, Mohamed Saïd a indiqué que la kabylie a été de tout temps « sujette à un système de sanction collective », comme en témoignent, soutient-il, « les écarts criards de développement entre la Kabylie et les autre wilayas ». D’où la nécessité, ajoute-t-il, de relever et faire sortir la région de son sous-développement. « Il faut donner à cette région ce qu’elle mérite et consentir un effort supplémentaire à même de rattraper les retards », a-t-il clamé, en soulignant que Béjaïa et Tizi Ouzou ont « payé un lourd tribut » du fait notamment que ces deux wilayas étaient toujours au devant de la scène politique pour la défense des causes justes. Il a rappelé à ce propos à l’assistance les événements du Printemps noir avant de s’incliner à la mémoire des 126 martyrs tombés sous les balles assassines des forces de sécurité. Pour lui, « tamazight a été de tout temps instrumentalisée par le pouvoir pour isoler la Kabylie afin de la priver et la punir », en soulignant au passage que cette revendication est celle de tous les Algériens. Brossant un tableau peu reluisant de la situation économique du pays, Mohamed Saïd a estimé que « la sécurité de l’Algérie est menacée », car, poursuit-il, « le fossé entre les gouvernants et les gouvernés s’est élargi davantage ». Cette situation est la résultante, explique-t-il à son auditoire, « de l’utilisation de la politique comme un registre de commerce pour se remplir les poches ».

Dalil S.