Ainsi, la candidate du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, était hier l’hôte de la capitale où elle a été accueillie en fanfare par ses supporters et partisans. Lors d’un rassemblement populaire animé à la salle Harcha devant un public chauffé à blanc composé essentiellement de jeunes, Louisa Hanoune n’a pas mâché ses mots quant aux intimidations dont est victime le parti. A cet effet, la candidate du PT dira : « La volonté du peuple est plus forte que tout, aujourd’hui rien ne nous fera abdiquer, ce rendez-vous est historique, même si les conditions ne sont pas réunies, néanmoins je vous appelle à mettre un terme à ces pratiques qui gangrènent le pays, la rupture totale avec la politique actuelle, on n’a pas peur d’eux, qu’ils pillent ou brûlent nos permanences, mais à la fin seul le peuple décidera. «
Aussi, elle dira : « Vous êtes là de votre plein gré, notre parti n’oblige pas les gens en lui offrant quelque chose pour venir nous acclamer, Dieu merci on ne vous a pas sortis de l’école ou du travail, je sais vous êtes conscients ». On peut lire sur les pancartes entre autre « Pour l’officialisation de tamazight », « Le port d’Alger n’est pas à vendre ». Sur un autre registre, Louisa Hanoune dira : « On est toujours otage de la crise sécuritaire et politique, otages des pratiques du parti unique. » à cet effet elle martèle : « Tous les maux de l’Algérie surviennent du système du parti unique qui continue aujourd’hui encore malgré le multipartisme de porter atteinte à la démocratie et au bien à l’Algérie, ça suffit ! » Abordant la question de la politique de la réconciliation nationale, elle dira : « Il est temps de libérer le dossier de la réconciliation nationale des divergences et des contradictions, ouvrir le dossier des disparus qui reste toujours tabou et livré aux mains des esprits malveillants qui ont fait de cette question un commerce à l’étranger, honte à eux. » Et d’enchaîner : « Il faut reconnaître que les disparus sont des victimes de la tragédie nationale, et la prise en charge des familles des victimes est insuffisante et insignifiante et ne comble pas le vide de la disparition, il est temps d’agir pour renouer avec la paix, consolider les acquis de la réconciliation nationale. » Sur un autre volet, elle a réitéré son appel pour dissoudre l’Assemblée nationale : « L’état est otage des divergences, on se moque des lois des élections et ce de manière officielle de la part des partis, des parlementaires et même des ministres. » Sur ce point elle dira : « Si aujourd’hui ils mènent campagne pour un candidat particulier, ils sont libres mais qu’ils démissionnent ».
Abordant la tragédie nationale elle dira : « Notre parti n’a aucune responsabilité dans cette tragédie mais cette responsabilité il faut la mettre sur le dos du parti unique qui a joué avec le feu et la religion, le PT n’a jamais fait de la religion un instrument politique « , en faisant allusion à l’ex-parti dissous et au FLN: « Il a joué avec le feu et s’est brûlé les ailes ». Aussi, elle a appelé l’assistance à aller voter en masse le jour du scrutin : « Exprimez vous massivement et librement pour faire barrage à la fraude. » Abordant la question des harraga, elle dira: « Au lieu de prendre en charge les jeunes, on les jette en prison c’est une honte ».
Hacène Merbouti