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Hausse vertigineuse des prix des légumes

Tels sont les prix affichés sur de vieux bouts d’ardoises noires au marché des fruits et légumes d’Akbou en ce samedi 4 avril, premier jour du marché. En l’espace d’une quinzaine de jours, les prix sont passés du simple au double, narguant de la sorte toutes les mesures prises les années précédentes pas les pouvoirs publics en vue de juguler l’embrasement des prix. Ainsi, les légumes continuent sans relâche leur aventure haussière en s’inscrivant désormais dans une logique de progression exceptionnelle ! Les citoyens venus faire leurs emplettes hebdomadaires au marché d’Akbou montrent une mine crispée et maussade à l’image du temps hivernal qu’il fait ces jours-ci, ils disent ne rien comprendre à cette hausse subite des prix.

C’est, pour certains d’entre eux, la parade ou l’esquive à ce coup frontal qui consiste en la révision à la baisse de la commande de la ménagère consignée soigneusement sur de petits bouts de papier ; pour d’autres, la situation est plus complexe car «l’austérité alimentaire» est de mise dans leurs foyers depuis déjà un bon bout de temps et toute nouvelle mesure sera drastique.

Alors qu’un père de famille approché au sujet de cette extraordinaire flambée des prix, nous répond, ironiquement, en nous disant : «Tant que l’herbe est verte dans les champs, on peut se passer de la pomme de terre ! » dépité, il rajoute: «Peut-être que nous saurions faire passer la chose dans le chapitre revalorisation des produits de terroirs ?» Un autre nous annonce, l’air ferme et le poing bien serré : “C’en est trop ! Je boycotte la pomme de terre». (sic). Les restaurateurs ont réagi différemment à ces hausses de prix, les uns ont diminué la ration alimentaire servie, les autres ont tout simplement augmenté le prix de repas frites-omelettes qui passe de 80 DA à 120 DA vu que le prix des œufs a aussi augmenté. Au marché du gros d’Akbou, le ton n’est vraiment pas à l’optimisme. Les nouvelles que colportent les derniers revenus des marchés régionaux notamment ceux de Khemis El Khechna affirment, si besoin est, que cette tendance s’exacerbera.

B. Sadi

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