Les deux communes, Mizrana et Iflissen, souffrent de la rareté de l’eau depuis le mois de mai dernier. A Mizrana, c’est le village Ait Said, le chef-lieu de cette commune, qui souffre le plus “Aucune goutte n’a coulé de nos robinets depuis le mois de mai”, fulmine Mohamed un jeune du village. Pour procurer cet élément vital, des femmes et des enfants ont été obligés de solliciter les propriétaires des puits.Ces derniers jours, l’APC a mobilisé des camions-citernes pour approvisionner la population, mais cette mesure reste insuffisante. Le problème de cette crise d’eau réside dans l’obstruction du réseau d’alimentation du fait du calcaire. Ainsi, les conduites d’AEP, ont été réduites de plus de la moitié, et par endroits, elles sont totalement obstruées. Malgré que ce problème date de plusieurs années, aucune mesure n’a été prise par les responsables concernés en vue de solutionner ce grand problème. En plus du calcaire, le plan de réalisation du réseau d’alimentation est jugé stupide et anarchique par les habitants… de ce village. “Le réseau de distribution ne répond à aucune norme, nous trouvons ça irréfléchi et irresponsable”, fulmine Lounes. Selon certains milieux, pour solutionner cette crise il faudra refaire toute l’installation obstruée, et dégager un autre plan de distribution en vue d’assurer de l’eau pour tout le monde.L’autre commune, qui souffre de la crise de l’eau est celle d’Iflissen. Là aussi, la population souffre de ce calvaire depuis le printemps dernier. Le problème réside dans la défection de la chaîne dite MTI (Makouda, Tigzirt, Iflissen), qui alimente cette localité à partir des forages de l’oued Sébaou. Cette chaîne qui assure de l’eau à près de 60 000 habitants, réalisée à un coût faramineux, n’a servi que quelques années. Quant aux autorités locales, elles expriment à chaque fois leur impuissance en vue de régler le problème. En attendant une solution de l’ADE, les populations continueront à vivre ce calvaire, particulièrement durant cette période d’été.
Mourad Hammani
