La Dépêche de Kabylie : Le conflit persiste encore au niveau de l’ENEL, quelle appréciation en faites-vous ?
M. Akliouat : L’entreprise n’a pas besoin de ce conflit que je ne peux qualifier, parce qu’aucun problème socio-professionnel de travailleurs n’a été posé. Je refuse à ce que le syndicat cogère avec moi l’entreprise et c’est là le problème de fond sans plus. Je dis encore une fois que ce conflit sort du cadre légal. Cette situation va à l’encontre des intérêts de l’entreprise et de ses travailleurs. Elle engendre d’importantes pertes s’élevant à des dizaines de milliards qui affectent sérieusement la trésorerie, autrefois en bonne santé. Elle porte un coup dur à l’entreprise.
Les travailleurs maintiennent le cap et exigent toujours votre départ…
En fait j’ai un problème avec le syndicat et non avec les travailleurs pour les raisons que j’ai citées. Une bonne partie des travailleurs n’adhère pas à leur mouvement de déstabilisation de l’entreprise. Cette action est contraire aux lois et textes régissant l’exercice du droit syndical et les relations de travail comme rappelé par l’inspection de travail qui est le garant de leurs applications. Quant à votre question, au risque de me répéter, le président-directeur général n’est pas élu par l’assemblée générale des travailleurs comme c’est le cas pour le syndicat. Il est nommé par le conseil d’administration qui est l’organe de gestion de l’entreprise. Il est seul habilité à le révoquer sur la base de faits liés à sa gestion.
Les syndicalistes disent qu’une pétition exigeant votre départ a été signée justement par 590 ouvriers…
Les syndicalises ont créé un climat malsain entre les travailleurs, les ont divisés. Tous ceux qui n’adhèrent pas à leur mouvement sont leurs ennemis en allant de l’intimidation au harcèlement. Donc le chiffre avancé ne reflète pas la réalité du terrain. De toutes les façons, une pétition n’a aucune valeur juridique.
Quelque chose à ajouter ?
Je souhaite un dénouement rapide et heureux de ce conflit dans l’intérêt de l’entreprises, de ces travailleurs et de la région. Que l’entreprise retrouve sa stabilité d’antan pour sa pérennité et la garantie de l’emploi.
Propos recueillis par M. O. B.
