Selon le premier responsable de la commune, M. Ibaliden, le ramassage scolaire ne couvre que certains villages et ne concerne que les filles. “Nous disposons de 4 bus qui desservent 4 villages”, souligne le maire.
“Tous les lycéens issus des autres villages se débrouillent comme ils peuvent pour rejoindre leur établissement scolaire”, nous indique-t-il.
“Nous avons en tout 399 élèves scolarisés au niveau des différents lycées d’Akbou.
Nous avons entrepris maintes démarches auprès de la direction de l’Education afin d’obtenir l’inscription d’un lycée pour notre commune, mais nos demandes ont buté sur une fin de non-recevoir au motif que la carte scolaire ne nous permet pas d’avoir une telle structure”, se désole le P/APC qui ne manque pas de s’interroger sur l’opportunité d’ouverture de lycée dans des contrées qui comptent infiniment moins d’élèves.
Même son de cloche chez les parents d’élèves qui souffrent le martyre : “Croyez-moi, rejoindre son école à Akbou quand on habite Tighilt Makhlouf, Taslent ou Iazzounène n’est pas du tout évident.
C’est un parcours du combattant pour l’élève dont la scolarité s’en ressent fatalement et un fardeau pour les parents qui doivent débourser au moins 50 DA par jour et par enfant rien que pour le transport”, se désole Med Akli, résidant au village Tighilt Makhlouf. “Ça m’arrive souvent de passer la nuit chez mon oncle à Akbou quand je suis épuisée, mais ce n’est pas toutes les filles qui ont cette chance.
Il y en a même qui habitent des hameaux enclavés et non desservis par le transport public et font appel à un parent pour les accompagner chaque jour que Dieu fait. C’est une souffrance insupportable”, témoigne une lycéenne d’Ighil Nacer.
N. Maouche
