Un quinquennat basé sur la continuité, la relance économique, la paix sociale et le développement économique et social garants de la poursuite du processus d’édification d’une Algérie forte. Durant sa campagne électorale, Bouteflika a axé son discours sur la continuité, l’instauration d’un climat de paix ainsi que la consolidation des acquis de ses deux quinquennats. La question de la réconciliation nationale est revenue maintes fois dans les discours du président à l’exemple de l’amnistie générale qui « devra passer par un référendum populaire ».
Aussi, le président se focalisera sur la question internationale avec l’adhésion de l’Algérie aux zones européenne et arabe de libre-échange. Aussi et avec la crise actuelle, l’Algérie qui n’est pas touchée devrait jouer un rôle primordial sur la scène internationale. A cet effet, le président a annoncé la consolidation de la place acquise de l’Algérie durant les dix dernière années dans le concert des nations.
Ainsi, de grands défis attendent Bouteflika. Sur le plan économique, l’autoroute Est-Ouest sera la priorité du président ainsi que le métro d’Alger et la grande mosquée.
Sur le plan social, la population attend beaucoup du président plébiscité. Au peloton de ces attentes, la promesse de Bouteflika de revoir à la hausse le salaire de bas des Algériens (SNMG), la création de trois millions d’emplois, ce qui n’est pas chose aisée, mais le président dans ses déclarations a dit que » les jeunes seront parmi les priorités des réformes du troisième mandat « , l’effacement des dettes des agriculteurs ainsi que la revalorisation des bourses pour les étudiants.
Pour la concrétisation de toutes ces promesses, Bouteflika consacrera une enveloppe de 150 milliards de dollars pour le développement socio-économique du pays. Dans le domaine politique, les Algériens attendent beaucoup de leur président, la liberté d’expression, les droits de la femme ainsi que les droits de l’homme.
Aussi, la corruption sera le point essentiel sur lequel devrait batailler Bouteflika. Le Premier ministre et dans de récentes déclarations, a affirmé que » la priorité de l’Etat durant les cinq années à venir, est de mettre un terme à l’administration de la tchipa, la corruption sera combattue sans merci « .
Sur le sujet de la réconciliation nationale, le président compte poursuivre son œuvre, néanmoins, a-t-il déclaré, » ceux qui refusent de déposer les armes seront combattus sans pitié « . Bouteflika n’a pas ménagé l’islamisme intégriste durant sa campagne en le rendant seul responsable des malheurs et des maux de l’Algérie, ce qui présage que le président n’abdiquera pas de sitôt aux revendications des islamistes surtout les ex-dirigeants du parti dissous qui espèrent reprendre l’activité politique en affichant publiquement leur soutien au président et en appelant les combattants restés au maquis à déposer les armes et à se repentir.
Sur un autre registre, les partenaires de l’Algérie espèrent beaucoup de Bouteflika. Ainsi et juste après sa réélection, des messages de félicitations lui ont été adressés entre autres par les présidents tunisien, français ainsi que le roi du Maroc. Il faut que l’Algérie est très convoitée par les pays occidentaux et voisins, de par sa situation stratégique et sa richesse en gaz et en pétrole qui ont fait d’elle le maillon des pays maghrébins et africains. Le Maroc espère aussi beaucoup du président Bouteflika pour la réouverture de la frontière avec l’Algérie. La Tunisie attend aussi beaucoup de l’Algérie notamment en matière de tourisme sachant que plus d’un million d’Algériens se rendent annuellement en Tunisie pour passer leurs vacances et que l’affluence des Occidentaux commence à pâtir de la crise financière.
Les investisseurs ont des attentes aussi, le président Bouteflika n’a pas cessé depuis son arrivée à la tête de l’Etat ses appels envers eux pour venir investir en Algérie en leur simplifiant les conditions d’investissement.
Ainsi, la durabilité de la croissance économique et sociale sera les points essentiels de ce troisième mandat, ainsi que le renouvellement et la modernisation des entreprises et leur mise à niveau en oeuvrant pour le transfert du savoir-faire et des technologies ainsi que la focalisation sur la formation de la main-d’œuvre, les cadres, et l’acquisition des expériences internationales. Le président fêtera le 15 avril ses dix ans à la tête de l’Etat et entamera dès la semaine prochaine son troisième mandat, un mandat sous le signe de la durabilité, du développement, de la paix qui sont gage de développent de toute nation. Un défi immense que Bouteflika essaiera de relever, pour faire entrer l’Algérie dans une nouvelle ère de son histoire.
Hacène Merbouti
