Le tubercule a atteint les 100 dinars cette semaine !

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Alors que lors d’un point de presse, tenu il y a quelques mois de cela, le premier responsable du secteur de l’agriculture au niveau de la wilaya, avait laissé entendre que les nouveaux dispositifs mis en place allaient stabiliser le prix de la pomme de terre, produit de base par excellence, à 25 dinars le kilogramme, voilà que ce dernier grimpe de jour en jour pour frôler les 100 DA cette semaine.

Le stockage d’une importante quantité qui devait servir pour la régulation du marché local avait donné un espoir aux ménages de consommer ce produit sans recourir à la tirelire d’autant plus qu’il a été avancé que la wilaya voisine de Bouira aurait réussi dans la culture de la pomme de terre et qu’elle pouvait satisfaire toute la région du centre au même titre que la wilaya de Mascara dans l’ouest du pays, laquelle, il y a quelques années de cela, satisfaisait pratiquement tout le territoire national.

Que s’est-il passé, pour que la pomme de terre en premier lieu et les autres légumes en second se fassent désirer à ce point? Selon certains spécialistes, la faute incombe en premier lieu aux spéculateurs avant d’avancer les difficultés de planter en hiver créant ainsi une cassure entre la culture de primeur et celle de saison.

Il faut aussi dire que le destockage de la pomme de terre devant servir à la régulation du marché a été fait en un temps record pour répondre aux besoins pressants de la population, ce qui implique que la quantité stockée était en deçà des prévisions. Pour cette reine des légumes, la solution viendra probablement dans quelques jours du moment que la culture de saison se fera très prochainement ; mais qu’en sera-t-il pour les autres produits ? Le poivron est toujours affiché à 150 dinars le kilo, les haricots verts à plus de 200 DA et le chou- fleur à 100 DA.

Faut-il recourir à l’importation pour satisfaire la demande et parvenir à réduire les prix ? Pourtant, tout laissait supposer que le secteur agricole allait faire un essor, avec les différentes formules d’aides étatiques accordées aux fellahs, en plus de la récente décision du président de la République d’effacer toutes leurs dettes. En attendant, les pères de famille souffrent le martyre avec cette cherté de la vie qui ne dit pas son nom et attendent des pouvoirs publics une intervention pour que cesse ce harcèlement. Au jour d’aujourd’hui, aucune famille, aussi petite soit-elle, ne peut faire son marché hebdomadaire à moins de mille dinars, viande non comprise. Cette situation qui appauvrit de plus en plus la population dans son ensemble ne peut durer et interpelle les pouvoirs publics à plus d’un titre.

A. Gana

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