« Dinanderie un art de vivre citadin »

Cette exposition qui est en rapport à l’histoire de l’Algérie englobe plus de soixante-dix pièces ethnographiques classées dans les vitrines du musée du Bardo, tel que l’assiette à dessert inconnue qui date du 19e siècle, un pot mesure « mekyel » récupéré dans les archives de la dinanderie qui se trouve à Alger centre, ainsi que le moulin « rhiwa » de 19e siècle, une bassine de bain « tassa » venue du musée de Tlemcen, elle date de 20e siècle, une aiguière « wadhaha » récupérée du patrimoine d’Alger, et qui date du 19e siècle dont une visiteuse française très émue, a déclaré « j’ai déjà vu des aiguières ailleurs, dans des musées en France, mais un tel bijou je n’ai jamais vu d’aussi merveilleux ». Ainsi les visiteurs de cette exposition qui durera jusqu’au 10 mai de l’année en cours, pourront replonger dans l’histoire, dans le passé lointain de l’époque, algéroise, tlemcienne ou bien constantinoise, et ce, à travers ces objet qui ont été utilisés par les anciens occupants de l’Algérie, surtout, pendant la période de Constantinople où les sultans utilisaient dans leurs demeures d’innombrables ustensiles utilitaires dans les cuisines, et lors des cérémonies….

En outre, cette exposition intitulée « Dinanderie un art de vivre au citadin » entre dans le cadre des manifestations artistiques « le Printemps des arts », permet avec son décor sobre et complexe du cuivre, aux visiteurs de voir avec un réel ravissement la brillance et l’éclat des ustensiles en cuivres, et ce, avec ses couleurs éclatantes qui présentent un substitut idéal à l’or et à sa propriété minérale qui en fait un excellent conducteur de chaleur. Ainsi le patrimoine et les objets traditionnels exposés dans le musée du Bardo, resteront des moments gravés dans les mémoires des visiteurs.

Ouerdia Sait