Des baraques incommodantes

A tous ces éléments s’ajoute une des meilleures huiles du monde de couleur dorée, à savoir l’huile d’olive de la région de Kabylie.

A côté de cette huile, on peut constater des sachets noués de figues sèches voilées de couleur blanchâtre dite thawrente, qui qualifient les variétés des figues Aamriw, Azenjer. «Pour assurer cette activité durant la saison hivernale et du printemps, et même éventuellement de l’été, vend la majorité de ces figues des régions avoisinants Ath-Laaziz, Draâ El Mizan, et Takarboust. Cela en plus de notre propre production qui reste faible par rapport à la demande et aux capacités de la région», révèle un jeune rencontré à la périphérie d’Ighrem.

Et d’ajouter : «La régression des surfaces consacrées à la culture des figuiers, le problème des incendies fréquents chaque été, et le non-renouvellement des vieux vergers ont fait baisser considérablement la production. »

A la question de savoir le choix de cette activité, les jeunes adolescents ne cachent pas d’exprimer leur fierté, affirmant : «Notre premier objectif est de participer à notre manière à préserver le patrimoine de la région, et de combler le vide connu au niveau de la chaîne de production agricole, ainsi nous jouons un double rôle socioéconomique dans la société ».

Ces revendeurs d’objets traditionnels et de produits du terroir oublient sciemment qu’ils exposent leur vie aux abords de la RN 05, une route très meurtrière et leurs activités engendrent bien souvent des bouchons.

En effet, les automobilistes qui s’arrêtent sur le bas côté de la chaussée pour acquérir ces produits sont souvent à l’origine d’encombrements et on voit souvent se passer des accidents.

Il serait souhaitable de promouvoir ces activités, mais en toute légalité, car il y va, avant tout, de la sécurité de tout un chacun, car la multiplication de baraques construites anarchiquement sur le bas côté de la chaussée n’est pas pour donner un aspect attirant à cette bourgade.

B. D. B.