Avril 2001 : Rêve ou cauchemar ?

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Après avoir vécu au rythme de l’échéance présidentielle du 9 avril dernier, la wilaya de Tizi-Ouzou sera à partir d’aujourd’hui au rendez-vous d’une autre page de son histoire.

C’est en effet loin des grandes démonstrations de force de la rue tizi-ouzéenne et des manifestations grandioses des différents cadres de contestation de revendication de la cause identitaire, que Tizi-Ouzou abordera cette journée du samedi commémorative des évènements du Printemps noir.

Il faut dire que beaucoup de choses ont changé dans cette région réputée pour être un bastion de la revendication politique en Algérie.

Le mouvement citoyens enfanté par les évènements de 2001, connaît, après huit ans de combat caractérisés par des perspectives aussi diverses que paradoxales, une période d’essoufflement induite par les circonstances politiques particulières mais surtout des tiraillements internes et une difficulté de s’entendre sur une même approche pour arracher des acquis et au-delà aboutir à la satisfaction des points contenus dans la plate-forme d’El Kseur.

Que reste-t-il du combat des jeunes de 2001 ?

La question restera peut-être sans réponse en raison des multiples changements, surtout les plans qui ont fini par changer les règles du jeu en Kabylie.

Le taux de participation, relativement important, est-il dans ce sens, un signe d’une volonté de changement ?

Beaucoup d’observateurs y répondront par l’affirmative au vu des conditions de déroulement de l’élection présidentielle qui a consacré une rupture avec les traditions politiques dominantes dans un passé récent. entre la dynamique du mouvement des ârchs qui s’est affaibli au fil des années et l’échec des partis traditionnement implantés dans la région, la population se libère, petit à petit du jong de toutes ces complexités pour amorcer des perspectives à même d’aboutir à une relance du développement économique à Tizi-Ouzou.

Une option qui constitue bien la priorité dans une région meurtrie par tant de sacrifices pour le combat identitaire.

Pour la commémoration, les animateurs des ârchs ont prévu aujourd’hui une table ronde avec la participation du professeur Issad Mohand, au siège de la CADC de Tizi-Ouzou. A la Maison de la culture, c’est tout un programme d’animation qui y est prévu pour marquer l’évènement.

Des expositions, témoignages et conférence débat seront animés par des acteurs du mouvement culturel berbère, à l’image de Abdeslam Abdenour, des scientifiques tels que Dourari et d’autres personnalités connues pour leur engagement dans le combat identitaire. D’autres régions de la wilaya y ont également prévu des festivités commémoratives, à l’image de la daïra des Ouadhias où est programmée une semaine culturelle qui s’est ouverte hier, vendredi. Huit ans après, il seront, certes des centaines, à avoir une pieuse pensée à la mémoire des martyrs du Printemps noir. Plusieurs, parmi les témoins de cette page de l’histoire de la région se remémoreront ces fortes dates qui ont marqué les esprits, ceci se fera dans un état emprunt de responsabilité et d’une volonté de changer les choses, provoquer une rupture avec l’esprit défaitiste et marquer le lendemain avec une note d’espoir et d’optimisme.

A. Z.

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