Célébration : dans les maisons de jeunes

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Comme à l’accoutumée, les maisons de jeunes de Bechloul et d’Ath El Ksar ont abrité la commémoration de la journée historique du double anniversaire du 20 Avril. Par conséquent, elles ont respectivement mis en place des programmes d’activités culturelles.

En effet, à Ahl El Ksar, la maison de la culture abrite depuis 3 jours une exposition riche et variée. On y expose robes kabyles, bijoux et outils, revues et livres, articles de presse retraçant la chronologie du mouvement berbère, notamment, l’historique des évènements du Printemps noir. C’était devant une foule enthousiaste que des poètes ont déclamé des poèmes d’amour, de liberté, etc. Une conférences sur les événement d’Avril 80 était par ailleurs programmée pour clôturer cette double commémoration. A Bechloul, la maison de jeunes, Hebi Mohamed, a organisé un programme de festivités étalé sur 3 jours. Ainsi, le 19 avril a vu l’ouverture de cette manifestation culturelle sur une exposition sur les arts traditionaux et une autour du livre. Hier, c’était une projection d’un film amazigh, et pour aujourd’hui en guise de clôture une pièce théâtrale intitulé Un rêve et une douleur par la troupe Mezghana. Enfin, des prix seront distribués pour récompenser des figures artistiques de la région.

Réputée dans un passé récent comme étant l’un des fiefs des ârchs de la région, la localité d’El Asnam verra cette année, à l’occasion de la commémoration du 20 Avril, “l’ouverture d’une nouvelle page qu’on espère non seulement de diffusion de la culture berbère mais de production”.

Ce sont là les propos d’une jeune fille faisant partie du comité organisateur de l’association Assirem (Espoir).

A peine créée il y a deux mois, cette association a bel et bien “saisi cette date si chère pour la Kabylie pour opérer un saut tant quantitatif que qualitatif quant à sa commémoration”, nous dira Kaci Saïd, membre de cette association. En effet, un programme varié, dit-on, en collaboration étroite avec l’APC, a été tracé. Au CSP, au chef-lieu, et à l’entrée des banderoles suspendus et portent l’annonce de la manifestation en trois langues, (arabe, français et tamazight).

Au premier jour des festivités, des expositions, ouvertes jusqu’à la clôture, d’objets et outils traditionaux, bijoux et robes, des tableaux de peinture des grandes figures ayant marqué le combat identitaire, livres et articles de presse.

Dans le même jour, à 17h, une projection d’un film amazigh suivie à 20h, devant une salle archi-comble, d’une pièce jouée par la troupe Tadoukli. Pour le deuxième jour, en plus d’une projection d’un documentaire “inédit” sur la vie de Mouloud-Mammeri, un autre film amazigh a été ausi projeté.

Programmé également, dans la salle des conférences de l’APC, une conférence-débat animé par le Dr Samir Tarek, professeur à l’université de Tizi-Ouzou, sur la chronologie du mouvement berbère. Entre autres, le P/APC s’est étalé dans son exposé sur l’interaction et l’apport de la région pour ce mouvement.

Le programme sera clôturé le même jour par un gala artistique à partir de 19h. Assirem qui “se veut un élan d’espoir”, compte organiser dans un proche avenir, en collaboration avec l’APC, des concours “pour promouvoir la citoyenneté”.

A cet effet, “la sauvegarde du patrimoine local, la prévention de la pollution, l’hygiène du cadre de vie, artisanat, seront autant de thèmes à l’issue desquels les lauréats seront récompensés”, nous a confié, S. Kaci.

Il est à signaler que cette initiative est amplement appréciée par, notamment la masse juvénile, et les citoyens rencontrés sur les lieux.

L. M.

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