En effet, un déclin de la situation en raison de l’absence d’un grand nombre d’installations impératives à surmonter le difficile quotidien, un taux de chômage très élevé, inexistence d’infrastructures de santé, un piteux état du réseau routier, manque de transport… etc.
Par conséquent, ils réclament «l’urgente nécessité» de programmer des projets de développement local, résoudre leurs problèmes, prendre les mesures nécessaires pour trouver des solutions appropriées en conformité avec les aspirations et les espoirs de la population, la promotion de la région pour l’extirper du sous-développement, et de les soulager de la souffrance due à l’absence d’un grand nombre de projets nécessaires à la vie décente. Il est à noter que ce village souffre aussi d’un manque accru en eau potable, «qui est la plus grande préoccupation de la population surtout en été», nous déclare Moussa, habitant de ce village. Par ailleurs, le manque d’éclairage public, dans cette zone rurale très reculée, s’ajoute à la fragilité de nombreuses constructions, «édifiées pour la plupart depuis plus de 50 ans, et certaines d’entre elles sont menacées d’effondrement, et elles sont devenues un danger pour la sécurité des résidants», déplore un vieil homme de ce village. Pis encore, ce village dont l’altitude est considérablement élevée, fait face aux rudes conditions météorologiques pénibles notamment en hiver. Pour leur part, les jeunes qui constituent plus de 85% de cette population, dont l’écrasante majorité vit «un chômage chronique», s’embourbent dans un marasme cruel, et appellent à la création d’opportunités «d’intégration professionnelle pour protéger notre avenir», nous dira Ahcène, jeune universitaire qui n’a jamais eu l’opportunité de trouver un travail depuis sa sortie de l’université qui remonte à 4 ans.
La population de la région demande également aux autorités publiques à tous les niveaux quelles soient, de soutenir le village afin de créer des mécanismes locaux susceptibles «de répondre aux aspirations de la population, et de sorte à réduire les facteurs de privation, de misère et d’isolement… », s’entendent à dire les habitants de Draâ Ouled Mhamed.
Un ultime cri de détresse lancé par cette population qui espère des jours meilleurs et qui nourrit de grands espoirs quant aux multiples projets de développement dont pourraient bénéficier leur localité, jusque-là négligée.
L. M.
