Des eaux boueuses dans les robinets

Plus d’un parmi les citoyens du chef-lieu de la commune d’Aghbalou, nous ont fait part de la mauvaise qualité de l’eau dans les robinets.

Certains affirment qu’ils ne consomment plus cette eau depuis que sa qualité s’est dégradée. Ayant un goût inhabituel et parfois nauséabond, le liquide vital servi à travers les canalisations ne peut être utilisé que pour la vaisselle ou le linge. Quant à sa consommation, les habitants de Takerboust n’ont d’autres choix que de recourir aux eaux des sources naturelles et aux jerricans qui continuent à constituer le décor de tous les foyers. M. I., habitant au chef-lieu de la commune, nous dira que « ça fait plusieurs mois, sinon des années, que nous vivons ce calvaire ». Et à notre question de savoir si des doléances ont été adressées aux autorités compétentes, il déclare que « c’est tout le monde qui sait que l’eau n’est pas bonne, et on ne cesse de nous miroiter le rêve de nous voir alimenter à partir de la Source Noire à l’instar des autres communes limitrophes, mais ça tarde à venir ! ».

En fait, il demeure utile de constater que si la solution de s’approvisionner depuis les sources naturelles, ou d’acheter de l’eau minérale, semblent les derniers moyens pour étancher la soif de certains citoyens, il n’est pas pour autant aisé de prétendre que le problème ne se pose pas.

Certains habitants que nous avons rencontrés affirment ne pas pouvoir se permettre d’acheter de l’eau car celle-ci leur coûte les yeux de la tête vu leurs maigres salaires.

De nos jours, une bouteille d’un litre et demi coûte au moins 25 DA, et si on fait le montant pour une famille de 5 personnes qui consomment plus de 10 litres par jour, le montant mensuel se montera à 3 750 DA, ce qui n’est pas du tout à la portée des salariés dont les mensualités ne dépassent pas, pour la plupart les

10 000 DA. De même, la difficulté de s’approvisionner depuis des sources, handicape davantage ces gens qui n’ont pas de moyens leur permettant de bénéficier de cette procédure. Reste, enfin, à méditer sur la souffrance de ces citoyens et leur droit à une eau potable et propre à l’instar de tous les autres à l’échelle nationale.

A signaler que de nombreuses pétitions suivies d’un rapport bien détaillé sur l’état de ces eaux, seront déposées à plusieurs niveaux.

Brahim B.