Depuis le début de la saison estivale, notre pays est devenu une proie facile aux feux de forêt et de récoltes qui ont ravagé depuis le 1er juin plus de 40 000 ha et détruit 14 097 palmiers, 21 050 arbres fruitiers, 740 ha de blé et 122 592 bottes de foin. Comme chaque année, la wilaya de Tizi Ouzou, qui s’étale sur des milliers d’hectares de forêts et de champs, est gagnée par les flammes, et figure en tête des régions touchées par les incendies. En l’espace de moins de deux mois, 74 feux de forêt et 17 incendies de récolte se sont déclarés dans wilaya de Tizi Ouzou qui n’arrête pas de brûler tout au long de l’été, élevant ainsi le mercure à des degrés insupportables pour la population qui ne respire qu’une fois la saison passée. Durant cette période, 451 ha de chênes-verts et de chênes-liège qui constituent une ressource naturelle rare et une espèce à preserver, 535 arbres fruitiers et 2 800 oliviers ont été dévastés par le feu. A un degré moindre, Bouira et Béjaïa également sont concernées par les feux qui ont quand même causé cet été la destruction de pas moins de 155 ha de pin d’Alep et 12 ha de chênes-verts, 730 arbres fruitiers, 13 ha de blé et 920 bottes de foin dans 14 incendies de forêt et 15 feux de récoltes qui se sont déclarés dans la wilaya de Bouira, et Béjaïa a enregistré aussi 14 feux de forêt et 17 incendies de récoltes qui ont ravagé 129 ha de chênes-liège et 4 190 arbres fruitiers. Outre le feu, l’autre élément de la nature qui est indispensable à la vie, l’eau, peut également être la cause de dégâts considérables qui peuvent coûter la vie à des centaines de personnes.Depuis le début de la saison estivale, le 1er juin dernier, durant laquelle plus de 32 millions d’estivants se sont rendus sur les côtes algériennes, les éléments de la Protection civile ont été appelés à intervenir à 23 059 reprises et ont réussi à sauver au moins 12 813 personnes. Malheureusement, à l’instar de chaque saison estivale, la mer a son lot de morts. Depuis le 1er juin, 64 estivants ont péri par noyade. Malgré les différentes campagnes de sensibilisation sur les dangers de la mer et les moyens de prévention, les risques persistent toujours et les plages interdites à la baignade demeurent le plus grand danger, puisque 42 sur les 64 noyades ont survenues dans ces plages. Dans le classement du nombre de noyés par wilaya, Béjaïa figure en troisième position avec 5 morts, derrière Jijel et Mostaganem qui ont enregistré respectivement 10 et 8 noyés.
H.Hayet
