Engouement pour les hammams

Les hammams, en l’occurrence, sont devenus une destination très prisés ces dernières années, car en plus d’offrir des soins curatifs, l’ambiance y est plus conviviale affirment des citoyens de retour d’une cure thermale. Hammam El Biban, Hammam Sidi Yahia, Hammam Ksana, chaque station thermale a sa spécificité, en dehors des vertus curatives que procurent les eaux bouillonnantes et les bains de vapeur. La légende veut que celui qui se rend dans un hammam doit implorer la bénédiction du saint patron des lieux. La baraka de ce dernier serait nécessaire pour que la guérison recherchée soit totale, et inutile à ce propos de convaincre nos grand-parents qui effectuent régulièrement des cures thermales, que la baraka n’a absolument rien à voir avec roches volcaniques et des émanations de souffre qui apaisent différentes douleurs. Cependant, les voyages organisés qui sont soigneusement préparés plusieurs jours à l’avance, prouvent si besoin est, qu’au-delà des cures thermales, les familles qui se rendent dans ces stations, recherchent avant toute chose à perpétuer une tradition ancestrale fortement ancrée depuis des millénaires et qui était déjà de rigueur au temps des Romains amateurs de laconicum (bains chauds). Ainsi les malades souffrant de rhumatisme, d’arthroses, de sciatiques, lumbagos et autres maux, se disent soulagés suite à un séjour dans un établissement thermal, de même que ceux atteint de maladies de l’épiderme et qui retrouvent une jeunesse depuis longtemps oubliée. Une sorte de bain de jouvence qui permet de recouvrir la santé à moindre frais.

H. Bessaoudi