Ainsi et concernant l’affaire du RCD qui a accroché un drapeau noir à la place de l’emblème national, le ministre dira que l’affaire est entre les mains de la justice et c’est elle qui tranchera.
Pour ce qui est de la crise qui secoue le MSP et la volonté des dissidents, dont Menasra, à créer un autre parti, il nous confie : » On est prêt à leur accorer un agrément pourvu qu’ils répondent aux critères » tout en soulignant que les demandes d’agrément sont arrivées sur son bureau. Le cas des redresseurs du FNA a été évoqué. A cet effet, il dira : » Si on me fournit un dossier valable, pourquoi pas « .
Concernant les recours et les plaintes déposés par les candidats à la présidentielle, Zerhouni martèle : » Seul le Conseil constitutionnel est apte à en décider. «
Sur un autre registre et à une question relative au nombre de terroristes qui activent encore au maquis dont Farouk Ksentini a estimé le nombre à 3300, le ministre de l’Intérieur ironise : » Demandez-le lui, » avant d’ajouter : » On ne peut pas donner un chiffre à l’aveuglette, il y a beaucoup de choses à étudier avant de balancer quoi que ce soit, pour le moment aucun chiffre n’est disponible « . Abordant les critiques envers l’Algérie par certains pays et sa position vis-à-vis des conflits, Yazid Zerhouni est formel : » On n’a pas de leçons à recevoir de ce côté-là. » Aussi, le ministre s’est intéressé aux conditions des journalistes en nous posant toutes sortes de questions comme le salaire, les conditions dans lesquelles évolue le journaliste en disant. » Vous touchez au moins le SNMG « .
Hacène Merbouti
