Il s’agit d’Amarat Belkacem, âgé de 26 ans, dans la catégorie de 80 kg, qui a obtenu la 2e place dans cette compétition internationale devant un coriace Russe, de Youcef Mamou, âgé de 28 ans, qui a arraché également la 2e place dans la catégorie des 60 kg et pressenti comme futur entraîneur de la discipline en Algérie, de Mohamed Amrani, 3e place dans la catégorie des 75 kg, et surnommé « le doyen » en raison de ses 38 ans mais à la force de caractère époustouflante, et enfin de Nordine Ziri, de par ses fonctions de président de la délégation algérienne et coach du trio d’athlètes. Partis avec leurs propres moyens, à l’exception de cette modeste aide du président de l’APC d’Aït Yahia Moussa, M. Menguelat, qui d’après nos interlocuteurs, les a encouragés à participer à la compétition, d’autant plus qu’ils étaient les premiers au niveau de l’Afrique à y prendre part et à pratiquer cette discipline, encore inexistante en Algérie. Nos quatre athlètes sont revenus la semaine dernière sur le sol natal, après « un agréable séjour en Russie » où ils ont eu à tisser de très bonnes relations d’amitié. Nos champions ont d’ailleurs été invités par plusieurs Fédérations étrangères à participer aux compétitions organisées dans leurs pays respectifs. Ils se préparent d’ores et déjà pour entrer dans le professionnalisme en vue de participer l’année prochaine, au tournoi international qui sera organisé, mais dont on ignore encore le pays d’accueil et la date de déroulement. A rappeler, que ces athlètes ont ouvert des salles d’entraînements pour assurer des formations dans cette discipline aux jeunes de leurs localités respectives (M’kira, à Draâ El Mizan, pour Belkacem Amarat, Boumahni, à Boghni, pour Youcef Mamou, Aït Yahia Moussa, pour Mohamed Amrani et enfin Draâ Ben Khedda pour Nordine Ziri). A travers notre journal, ils veulent inviter les nouveaux éducateurs dans cette discipline à encourager ce sport appelé « art martial mixte « (MMA) qui se pratique comme la boxe thaïlandaise dont le règlement « autorise de donner des coups, des mains, des pieds et à terre ». Ces athlètes ont tous reçu, de la part de la FCF, des diplômes de participation et des médailles honorant les prestigieuses places de leur classement. Cette fédération a attribué en plus une licence à Youcef Mamou en vue de lancer une ligue de ce sport en Algérie. Nos jeunes champions, qui ont impressionné le monde connaisseur de cet art martial, ont été invités dans plusieurs villes russes où ils ont eu à visiter de très beaux endroits touristiques en Russie, notamment une source naturelle d’eau « acide » au goût ressemblant beaucoup à la « Benharoun » algérienne et située dans la ville de Kislovodsk. « Nous n’oublierons jamais l’accueil, l’hospitalité et la sympathie affichés à notre égard, aussi bien par les citoyens russes que par les dirigeants de la Fédération internationale de Full contact fighting, à l’image de M. Sergy Ermakov, son vice-président qui nous a beaucoup aidés et pris en charge durant notre séjour. Nous les en remercions vivement et infiniment », tiennent à dire nos interlocuteurs. A signaler par ailleurs que le plus jeune de ces athlètes, Belkacem Amarat, a eu une blessure au niveau de la jambe au cours de son match de finale, sans laquelle il aurait eu le trophée de la première place. Pendant le tournoi, les spectateurs ainsi que l’environnement dirigeant, l’ont pris pour un thaïlandais au point de le surnommer le « Tigre thaï ».
Antar Boufatis
