La commune de M’kira située à l’extrême sud de la wilaya de Tizi Ouzou compte au moins deux cités bidonvilles : l’une à Tighilt Bougueni, l’autre à Tamdikt.
Les citoyens de ces deux recasement sont, à maintes reprises, montés au créneau pour les reloger dans des logements sociaux. En dépit de toutes les démarches des comités de ces deux cités, rien n’a été entrepris à leur faveur sauf peut être les promesses ou encore les études techniques. Le maire de cette municipalité vient de nous apprendre qu’un programme de cent quarante six logements sont accordés dans le cadre de la Résorption de l’habitat précaire (RHP) en vue de soulager ces familles qui attendent depuis des années, pour ne pas dire depuis l’indépendance. « Pour le moment nous avons choisi trois sites : l’un au chef-lieu, l’autre au lieu dit Akerrouch Oufella et l’autre à Tamdikt », nous a déclaré le P/APC. Et de nous confier : « pour les deux premiers sites, il n’y a aucun problème parce que ce sont des terrains communs alors que pour le troisième, il est sûr que nous allons rencontrer des entraves car la cité de Tamdikt a été bâtie sur un terrain privé ». Effectivement, si le propriétaire exigeait des compensations en contrepartie de la concession, ce projet risquerait de prendre des années. Encore une autre entrave quant la collectivité locale n’a pas de terrains fonciers propres à elle.
Dans une virée dans la localité de Tamdikt, et plus précisément dans cette cité de recasement qui date de l’époque coloniale, tout le monde s’empressait à nous faire part des misères des pauvres Tamdiktois. « Ce n’est pas la première fois qu’on nous parle de la restructuration de la cité. Ce ne sont que des promesses. Je n’oublierai jamais, où le wali à été accueilli sur place, il y a de cela dix ans, quand il nous avait promis une aide de vingt cinq millions. Un autre wali a fait de même en 2002. Je ne croirai à cela qu’une fois les logements lancés », nous a expliqué un ex-membre du comité de village.
A en croire les dires des uns et des autres, la solution n’est pas pour demain. « Croyez-vous qu’on va démolir et construire sur place si le propriétaire ne se désiste pas ? » s’est interrogé un second intervenant.
En tout cas, la résorption de cet habitat est sur la bonne voie si seulement une volonté de le mener à bon port est manifestée par les pouvoirs publics.
Amar Ouramdane