Quel avenir pour le Centre culturel ?

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Qu’est-ce qu’un Centre culturel ? Une question lancinante qui revient à chaque fois et à laquelle il serait difficile de répondre — s’agissant de celui de la ville de Larbaâ Nath Irathen aujourd’hui.

Il était pourtant un véritable espace d’expression culturelle et d’activités aux jeunes de la région, il y a quelques années. Confronté à des problèmes de tous ordres, notamment financiers, il est tombé aujourd’hui en léthargie et ne peut plus se prendre en charge.

Dépourvu de moyens humains au sens large du terme et d’équipement matériel nécessaires pour la relance de ces activités, cette institution n’est plus qu’un bloc de béton glacé qui demeure paralysé. Exceptée la bibliothèque, qui ne porte que le nom, dotée d’ouvrages (11 500 environ) vieux comme le monde, elle est gérée d’une manière archaïque et désintéressée. Même les jeunes lycéens qui viennent de temps à autre, créant ainsi un semblant d’animation pour fouiner dans des pages jaunies par le temps, repartent souvent déçus.

L’association culturelle Hcène Mezzani, qui porte le nom du centre (ironie du sort) qui exploitait un cyber dans cet endroit, a aussi plié bagages et ce, nous a expliqué son président il y a quelques temps, pour des raisons bureaucratiques.

Pis encore, le matériel en question qui appartient à l’APC se trouverait au niveau de cet édifice prenant la rouille. “A Larbaâ Nath Irathen, on entend plus parler des associations culturelles qui avaient investi au cours de la décennie écoulée la scène culturelle locale, ni encore des jeunes qui étaient très actifs, c’est comme s’ils se sont dispersés par les exigences de la vie quotidienne alors que la culture fait partie intégrante de notre existence”, regrette amèrement un président d’une association théâtrale de la localité. “La fin justifie les moyens”, dit l’adage car le financement de la part des autorités publiques locales, fait lui aussi défaut dans cette institution dépendant des élus de l’APC, ce qui laisse selon nos informations, les autorités en charge de la chose culturelle au niveau national, penser à l’intégrer au ministère de la Culture pour une meilleure prise en charge. Mais, cette démarche qui est actuellement dans l’air n’est pas prise à la légère par notre interlocuteur.

“Le problème n’est pas aussi facile à résoudre, car il s’agit bel et bien en effet même de l’avenir de notre culture, constituant l’identité de notre région”, a-t-il jugé et de conclure : “Soit persister dans le bricolage et les difficultés ou bien s’intégrer au ministère de la Culture et perdre ainsi notre autonomie dans la gestion de nos programmes et la préservation de nos spécificités culturelles”.

S. K. S.

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