Oulamara fils, le premier à avoir, et de quelle manière ! exploré en kabyle l’histoire des imazighen en ‘’transcrivant’’ fidèlement «Iberdan n tissas (les chemins de l’honneur )» de Oulamara père, est revenu, au grand bonheur de la bibliothèque kabyle, à la charge de l’histoire avec Tullianum Taggara n Yugurten (Tullianum, la fin de Jugurtha). L’œuvre, éditée par le Haut Commissariat à l’amazighité, raconte les cent derniers jours du Agellid emprisonné à Rome dans des conditions ignobles. Tullianum est le nom de la fosse souterraine où a été enfermé Yugurten. Il a été ‘’enterré’’ après avoir, au côté de ses enfants, été traînaillé derrière le cortège du général Marius. Bouleversé par le destin de son aïeul, cela se lit entre les lignes et se voit dans l’expression du visage de l’auteur lorsqu’il présentait son livre, Oulamara donnera la parole à Yugurten.
«J’ai enlevé la parole à Salluste et je l’ai restitué à Jugurtha», dira-t-il, lors du café littéraire animé, mardi dernier, à la maison de la culture, avant d’ajouter que l’histoire des imazighen doit être écrite par imazighen. Et écrire en plus l’histoire en tamazight, c’est «Tasekkurt timellalin».
S’agissant de “l’Ecriture” de Taggara n Yugurten, le lecteur sera agréablement surpris de découvrir, une histoire romancée servie dans une langue fluide aussi fluide que celle de Oulamara Père. Du coup, on est saisis par le ‘’je’’ de Yugurten jusqu’à se surprendre dans la peau du Agellid.
Le lectorat amazigh attend plus de Oulamara fils parce que ce lecteur a conscience que l’auteur de Tullianum a emprunté iberdan n tissas.
T.O.A.
