Les pouvoirs publics viennent de prendre la décision de fermer le marché hebdomadaire, qui avait tendance à devenir quotidien, et qui longe la gare routière. Cette décision a été motivée par l’état de salubrité qui y règne. Les commerçants qui y exercent seront affectés sur six sites à travers les quartiers du chef-lieu. Plusieurs parmi eux désapprouvent cette décision surtout que pour eux le marché est situé entre l’ancienne et la nouvelle ville. D’où son importance et le chiffre d’affaire généré. S’agissant de la salubrité, les services de la commune rejettent la responsabilité sur l’adjudicateur qui doit se conformer au cahier des charges et assurer l’entretien de ce lieu. Une fois délocalisé, ce marché sera entièrement rasé pour abriter plusieurs projets, dont une salle de sports, un théâtre de verdure, une bibliothèque. Le choix de ces structures s’inscrit dans le cadre de la réhabilitation de la ville surtout qu’un boulevard doit voir le jour prochainement sur cet axe. Parmi les autres raisons qui ont motivé la fermeture, la présence en force de commerçants non affiliés officiellement et qui travaillent au noir. Le lieu en question est chaque soir envahi par des individus qui s’adonnent à toutes sortes de vices. L’anarchie qui règne en cet endroit est tel, que même l’autre côté de la chaussée est occupé quotidiennement par des jeunes qui marchandent et vendent des appareils de téléphonie mobile. D’aucuns voient en cette activité, un lieu de recel où il ne serait pas fortuit de retrouver un portable volé quelques jours auparavant. Pour le marché hebdomadaire, les responsables ont retenu l’actuel marché à bestiaux sur le chemin communal qui mène vers Aïn Turk. Rappelons aussi que le marché de gros, ouvrira incessamment ses portes, une fois l’ex-unité ORECPO, réhabilitée et mise à la disposition de la commune.
B. D. D.
