Le Front des forces socialistes (FFS) estime, par la voix de son premier secrétaire national, que le projet d’amnistie générale en gestation ces dernières semaine n’apportera, à l’image de ceux qui l’ont précédé, aucun changement pour les citoyens.
Intervenant jeudi dernier en marge du congrès de la section locale de son parti d’Aït Aïssa Mimoun, Karim Tabou a estimé que ni « la concorde civile ni l’amnistie générale ne pourront apporter un changement dans un pays où le régime a perdu sa légitimité ». Le 2e responsable du FFS n’a pas également raté l’occasion de tirer à boulets rouges sur le RCD, l’accusant de « trahison ». Devant les militants du FFS réunis à la Maison des jeunes de Talaillilane (Aït Aïssa Mimoun), Karim Tabou rejettera toute éventualité d’alliance avec le parti de Saïd Sadi. « Le FFS ne se permettra jamais de s’allier aux dérivées du système. Le RCD devra d’abord demander des excuses publiques au peuple algérien pour l’avoir trahi au bénéfice du régime » a déclaré le 1er secrétaire national du FFS. Ce dernier se montrera très virulent vis-à-vis du RCD dont le « président s’est trompé de société avant de se tromper 15 ans plus tard de régime » dira-t-il.
Avant d’enchaîner : « Le RCD a décidé lors de la dernière élection présidentielle du gel de ses activités politiques mais a omis de geler les salaires de ses députées qui ont continué à percevoir les 30 millions au moment où le simple citoyen galère », a-t-il indiqué. Le responsable national du plus vieux parti de l’opposition en Algérie qualifiera le débat sur la dissolution du Parlement de « non-événement. » « C’est une institution qui ne sert à rien. Le seul débat qui a eu lieu est celui de l’augmentation des salaires de ses locataires », déclarera-t-il.
Karim Tabou reconnaîtra, cependant, que des lacunes existent encore dans son parti à l’image des « mercenaires » de la politique qui guettent les échéances électorales pour se placer. Ces lacunes seront comblées grâce à l’opération de restructuration qui suit son cours. « Le FFS est un parti autonome, il n’est ni impliqué dans l’affaire Khalifa ni dans aucun dossier lourd qui sert d’ailleurs de moyens de chantage du régime contre certains partis », a conclu le 1er secrétaire national du FFS.
A. Z
