Une dette de 2,6 milliards à régler

Deux milliards et soixante millions sont la facture qu’Algérie Télécom a exigée au premier fournisseur d’accès à Internet, haut débit en Algérie (Eepad) pour son abonnement 2009. L’opérateur qui se trouve depuis mercredi déconnecté, notamment avec ses clients, a hussé le ton. Son P-DG, Nouar Harzallah, a qualifié cette situation de « chaotique » que vient de subir son établissement (ISP). Selon les dires du même P-DG, le malentendu appatu depuis mercredi entre les deux partenaires réside dans la facturation faite à l’égard de l’Eepad. Tout en mentionnant qu’en avril 2008 l’ex-ministre de la Poste et des Technologies de l’information, Boudjmaâ Haïchour, avait ordonné une baisse de tarification de 50%. « Suite à cette annonce, on a baissé nos tarif. Mais les factures qu’on doit payer à l’opérateur-mère sont d’une tarification de 100%. AAutrement, on enregisre une perte de 50% » a-t-il clarifié. Notre interlocuteur a fait savoir entre autres qu’un recours a été introduit auprès de l’ARPT qui a répondu, selon lui, favorablement, en lui accorant un délai jusqu’ au 22 mai en cours. Mais, l’Eepad se trouve toujours en déconnexion. « En outre, on a invité les responsables de notre premier fournisseur à des négociations pour remédier au problème, sans mettre les abonnés en otage » a-t-il souligné. S’agissant toujours de cette rupture, mais cette fois-ci, à l’égard de ses clients, M. Harzallah, a promis qu’il se soumettra au décret numéro 6 d’Algérie Télécom, en offrant une journée à chaque trois heures de rupture. Apostrophé sur l’avenir de son entreprise, M. Harzallah dira que « l’Eepad n’est pas à vendre, et elle n’est pas prête à ouvrir son capital ». En s’appuyant sur la priorité de l’investissement national, pour dire que son entreprise est une société 100% algérienne « on ne céde pas notre capital à un investissement étranger » a-t-il conclu.

A. Slimani