Rebondissement dans l’affaire des 70 couffins de Ramadhan disparus

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L’affaire remonte à novembre dernier. Le 23 de ce mois, le comité de village de Redjaouna-Tacht saisissait officiellement, par écrit le wali de Tizi-Ouzou pour l’interpeller sur, entre autres sujets, la disparition des 70 couffins de Ramadhan destinés aux nécessiteux recensés au sein de la localité lors de l’opération de solidarité initiée par l’APC. Avec des termes directs, l’élu de la commune originaire du village voisin est directement mis en cause puisque le «détournement» lui est endossé. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir ce dernier en déposant plainte contre le président dudit comité de village «pour diffamation et atteinte à l’honneur de ma personne, celui de ma famille, et en ma qualité d’élu».

Près de cinq mois après, l’affaire rebondit avec un revirement dans la position du comité de village de Redjaouna-Tacht à travers un autre courrier daté du 12 mai dernier adressé toujours au wali. A travers ce second document, le comité a écrit ceci : «Nous avons l’honneur de venir par la présente porter un démenti concernant l’accusation portée à l’encontre d’un élu communal en l’occurrence Mohamed Malki (…) En effet, après avoir pris connaissance des détails du dossier et surtout après enquête menée par nos soins auprès de toutes les parties concernées, autorités compétentes (APC), nous avons conclu du non fondé des accusations portées à son encontre (…) Convaincu du préjudice moral causé à l’intéressé, nous tenons à présenter à Mohamed Malki devant le président de l’APC et certains élus, nos excuses tout en affirmant qu’il n’a jamais été dans notre intention de nuire à sa personne». Voilà qui est clairement dit. Mais là où le flou persiste, ledit comité de village ne fait état d’aucune autre conclusion à laquelle aurait abouti “son” enquête menée… Mais dans la lettre, les rédacteurs du courrier ont pris le soins de présenter les excuses à M. Malki «devant le maire» et…«certains élus». L’insinuation de s’être tromper d’élu est à peine voilée… Mais de qui s’agit-il ? La question reste pour l’heure posée.

En attendant le bras de fer engagé entre le maire et le groupe des 13 plus 1 n’est pas près de s’estomper puisque ces derniers persistent à exiger le départ des deux vice-présidents pour reprendre à siéger au sein de l’assemblée jusque-là bloquée.

Le conflit remonte, faut-il le rappeler, à bien avant l’élection présidentielle.

Tout avait commencé par une véritable scission entre les élus du FLN dont certains se sont associés aux autres élus d’autres tendances pour faire front au maire et ses deux vice-présidents accablés de plusieurs accusations.

L’intervention du mohafedh et d’autres intermédiaires pour trouver une solution au conflit n’a fait que le renvoyer dans le temps. On avait alors évoqué une «trêve électorale», puis une autre,…«nuptiale» pour permettre au mouhafedh de célébrer son mariage dans la sérénité au lendemain de l’élection. Mais voilà que les protestataires, ne voyant rien venir, brandissent un ultimatum.

L’échéance est arrivée à terme avant-hier et rien n’a été enregistré de nouveau mis à part que tout le monde campe toujours sur sa position : le maire et ses deux fidèles toujours en poste. Les 13 plus 1 dans la contestation. Celle de l’assemblée n’a pas évolué par conséquent non plus : tout est bloqué.

Label Zahia

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