“Si j’avais à choisir, je resterais !”

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Quelles sont vos premières impressions sur cette tournée d’aujourd’hui à travers quelques villages de la Kabylie profonde ?

Jean-Christian Lang : Eh bien j’avoue que c’est la première fois que je suis pratiquement sorti de Tizi en dehors d’une petite escapade à Mekla et ensuite aux Ouacifs, j’ai passé avec mon épouse une journée absolument extraordinaire riche d’enseignements et très porteuse des grandes valeurs de la Kabylie. Une chaleur humaine très forte, une qualité d’accueil sincère et la découverte de personnes qui sont merveilleuses et qui se donnent au service du football dans les régions démunies, qui disposent de peu de moyens. Des petits villages loin des grandes villes et de leur effervescence. Beaucoup de gens travaillent et œuvrent aussi bien pour les jeunes de leur quartiers que pour le football et ça, c’est un miracle et j’ai tenu d’ailleurs à les féliciter. Je ne le ferai jamais assez parce que les gens de ces villages sont admirables. J’ai passé une journée exceptionnelle. Le site est génial et c’est vraiment beau. C’est une journée pleine et très satisfaisante couronnée hier soir par une bonne séance d’entraînement.

Vous attendiez-vous à un accueil aussi chaleureux de la population que celui que vous a réservé Tizi n’tleta et Ouadhias ?

Je savais que la Kabylie et les Kabyles sont très accueillants et très hospitaliers. L’accueil qui nous a été réservé hier que ce soit à Ait Abdelmoumene, souk El Tenine, Tizi N’tlata, Ouadhias ou Mechtras a été tout simplement magnifique, et j’ai eu à un certain moment les larmes aux yeux. Voir des gens qui sont aussi passionnés aussi bien par le football que par la JSK ainsi que toutes ces vertus que draine la JSK m’a indéniablement impressionné. Ces valeurs doivent être préservées et surtout perpétuées en Kabylie.

Quelle est la chose qui vous a marqué le plus dans cette virée ?

L’immense chaleur humaine des gens, cette disponibilité à échanger, à partager, discuter et surtout à aimer leur patrimoine qui appartient à toute la Kabylie que représente la JSK.

Vous devez certainement avoir une idée plus précise de l’image que véhicule la JSK à travers toute la Kabylie ?

A travers toute la Kabylie, mais en dehors des frontières algériennes, la JSK force le respect mais surtout une identité très profonde des Kabyles qui sont fiers d’être Algériens et qui ont cette particularité d’être profondément attachés à leur terre, à leurs racines, à leur culture et à leur JSK.

Nombreux sont ceux qui souhaitent vous voir la saison prochaine à la tête de la JSK, qu’en-est-il exactement ?

Oui, c’est vrai que les amateurs de football ont été très chaleureux et certains ont même exigé que je reste à la JSK. Il y a des choses qui sont plus prioritaires que mon avenir personnel, finir la saison en beauté. Donc je suppose qu’on aura l’occasion avec le président Hannachi de se voir et de parler de l’avenir aussi bien du mien que de celui de la JSK. Mais honnêtement, il y a maintenant cinq mois et quatorze jours exactement qui sont profondément enracinés aussi bien dans mon cœur que dans mon esprit et inchallah on verra ensuite si je resterai ou pas. Mais honnêtement si j’ai à choisir, je reste.

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