Trouver un consensus pour le partage des indemnisations accordées à la population de la daïra est l’objet de plusieurs démarches et contestations entamées dernièrement par les représentants des villages de Béni Maâouche touchés par les feux de forêts l’été écoulé. D’ailleurs, les citoyens ont procédé même à la fermeture du siège de l’APC récemment, réclamant l’intervention du chef de la daïra et les autorités wilayales. La cause directe était le classement élaboré par la mairie des villages sinistrés et ravagés par les feux en vue de les indemniser. A noter que cette jeune commune issue du découpage administratif de 1985, érigée en daïra en 1990 a été le théâtre l’été passé de plusieurs incendies criminels et simultanés qui ont ravagé des centaines d’hectares de figueries et d’oliveraies principales ressources de la population dans cette région enclavée et à vocation agricole sans compter les centaines de vergers et de pinède. Il faut le signaler, la tâche n’a pas été du tout facile pour les autorités de trouver une modalité d’indemniser les sinistrés, surtout que la région n’est pas cadastrée et les agriculteurs ne possèdent pas d’actes de propriété. Finalement, le choix est tombé sur le PPDRI (plan pour le développement rural intégré), de ce fait 42 milliards de centimes répartis sur 11 PPRDI, seront consacrés dans le cadre de ce dispositif à l’effacement des dégâts et à la remise des projets du développement sur les rails.
M. C. Aït Meziane
