Les cyber cafés de la ville d’Ighzer Amokrane ont relevé leurs tarifs de connexion au réseau internet il y a une dizaine de jours. « C’est une décision prise d’un commun accord par tous les gérants des cyber cafés de la ville », nous a indiqué un membre de cette corporation dont la boite à pignon sur rue dans la région. L’heure de connexion est désormais facturée à 50 DA (40 DA auparavant). Une majoration justifiée par « la hausse des charges d’exploitation », « vous avez dû vous-même constater que notre commune est l’une des rares régions où les tarifications sont restées au cours de ces derniers mois à un niveau aussi bas. Mais quand tout augmente, on ne peut que suivre le mouvement pour compenser le surcroît de charges qui grèvent ce genre de commerce », nous explique le gérant d’un cyber café. « Lors de notre concertation, nous étions partagés entre l’idée d’augmenter les prix et celle de maintenir les anciens tarifs avant de finir par nous rendre à l’évidence qu’opter pour la deuxième solution, c’est courir fatalement à notre perte », nous dira un autre. Le renchérissement de la connexion faut-il le signaler, ne semble pas avoir eu d’incidence sur le taux de fréquentation des cyber cafés qui affichent souvent complets, à fortiori les après-midi. « Ce n’est pas 10 dinars de plus ou de moins qui me dissuaderai de ne pas recourir à internet qui fait officie à la fois d’outil de travail, de source d’information et de moyens d’évasion », souligne un accroc du web. « Je peux faire des économies sur la nourriture, l’habillement, restreindre les déplacement et supprimer les vacances mais je ne pourrais en aucun cas faire l’impasse sur cette technologie magique et fascinante qui est la seule fenêtre ouverte sur le monde », enchaîne un autre internaute, âgé d’une quarantaine d’années.
N. Maouche
