La dépêche de Kabylie : Aujourd’hui toutes ces figures poétiques artistiques et fans sont là pour vous, quel est votre sentiment ?
Ben Mohamed je suis très content de revoir tous mes amis. Moi, j’interprète cet hommage comme étant une preuve que j’ai été sur la bonne voie. Cet hommage représente la reconnaissance et ça me fait plaisir, je les remercie tous.
Que représente la poésie pour vous ?
La poésie ! C’est ma thérapie, ma façon de me soigner quand je me sens mal
Quel est ton premier poème ?
Je ne me rappelle plus du titre mais ça était sur l’alcoolisme, je raconte la vision d’un enfant sur son environnement, son regard envers le père ou le frère complètement saouls.
Quel sont les sujets qui vous inspirentpour écrire ?
Et bien ça dépend des moments, dés fois, il m’est arrivé de me réveiller à trois heures du matin par écrire un texte et me rendormir.
Après des années de sacrifices pour la littérature et l’identité culturelle kabyles avez-vous atteint votre objectif ?
Il y a une amélioration notable, car ce que j’ai vécu au début c’était très sévère, à l’époque, ils arrêtaient tous les gens qui défendaient la langue berbère même celui qui lit seulement une revue kabyle. Pour arriver à atteindre notre objectif il fallait se sacrifier et tant qu’on est en vie, on court toujours, derrière les rêves.
Si vous êtes obligé de faire un choix entre Ben Mohamed le poète et l’animateur qui choisiriez-vous ?
Je n’ai pas à choisir puisque dans l’animation, j’introduis de la poésie et même dans la poésie je fais de même, j’aime les deux et je me retrouve…
Votre expression sur « yamma », (mère) l’épique poème écrit dans les années 1970…
« Mère » ça était un cri qui reste valable puisque ce que j’ai décrit dans ce poème et en 1969— et dont j’ai été fièr—car dans le poème de » yemma » je me révolte contre le fait qu’on oublie les leçons de l’histoire et malheureusement, on continue à le faire….
Quel est le regard que le maître porte sur la poésie engagée et universelle ces derniers temps ?
Comme toute poésie, il y a du bon et du mauvais, d’ailleurs, je viens de l’écrire dans un papier qui va apparaître dans » Passerelle « il faut qu’il y a de mauvais pour qu’on arrive à mesurer la valeur du beau.
Un mot pour vos fans ?
Je dis et je le redis le combat fondamental c’est le savoir.celui qui montre la valeur d’une culture et d’une langue….Merci.
Propos recueillis par : K.I et O. S.
