Pour ce faire, ces services ont mis le paquet afin d’améliorer la situation qui prévaut notamment au niveau des sept plages retenues officiellement pour accueillir les estivants à savoir Le Caroubier et la plage du centre d’Azeffoun, la Grande Plage, la plage Tassalast à Tigzirt, Ferraoun dans la commune d’Iflissen, le Petit Paradis et Sidi Khelifa dans la commune qui porte le même nom. Ces plages ont bénéficié d’importants projets d’aménagement qui tirent pour la plupart à leur fin. Le coût de ces différents projets (réalisation de l’éclairage public, d’esplanades, de trottoirs, d’allées et autres… ) est estimé à plus de 17 milliards de centimes. Ainsi, ces différentes plages se sont offert un nouveau look pour de meilleures conditions de séjour aux touristes. En somme, les responsables du secteur du tourisme de la capitale de Djurdjura misent surtout sur une meilleure affluence que celle enregistrée la saison dernière, au niveau des plages. L’été passé, les sept plages ont enregistré la visites de près de 2,5 millions d’estivants, soit une augmentation de plus de 60% par rapport à l’année 2007 durant laquelle l’affluence n’a été que de 1,6 million d’estivants. Cela pour dire que l’activité touristique a enregistré un sursaut d’orgueil important la saison écoulée et ce, grâce aux différents aménagements entrepris en 2008 au niveau de ces plages qui ont permi aux Tizi-Ouzéens de se rendre plutôt à « leurs » plages que vers celles de Béjaïa et Boumerdès. La direction du tourisme ne s’est pas arrêtée en si bon chemin, estimant que beaucoup de choses restaient encore à faire, pour rendre le cadre de vie au niveau des plages, plus agréable encore. Cela d’autant que la mer est la destination la plus prisée durant l’été. « La préparation de la saison estivale ne s’arrête pas au cours de toute l’année », nous disait, il y a quelques semaines, le directeur du tourisme de la wilya, Medjber Bellahmer en l’occurrence. C’est ainsi que plusieurs projets ont été lancés, mais toujours est-il que des manques sont encore à déplorer. La pauvreté du parc hôtelier constitue peut-être l’un des principaux problèmes auxquels l’activité touristique est confrontée pendant la saison estivale. Ainsi, ce parc qui compte neuf hôtels dans les villes côtières de la wilaya de Tizi-Ouzou n’offre que 341 lits, un nombre qui reste insignifiant par rapport aux 3 169 estivants qui ont passé au moins une nuit dans l’un des hôtels l’été dernier. A quelques jours de l’ouverture de la saison estivale, ces chambres d’hôtels seront certainement déjà réservées. Cela a été toujours le cas, ces quelques dernières années, à tel point que le dernier venu, ne trouvant pas de chambre, se rabat sur les hôtels des wilayas qui en sont mieux dotées. Certains estivant recourent au plan B qui consiste à louer des maisons et même des locaux chez des particuliers de Tigzirt, Azzefoun et autres.
Aussi, le problème d’eau potable reste posé puisque ces localités n’en disposent pas d’une manière continuelle, notamment durant la saison estivale.
Dans ce registre, il ne faudra pas s’attendre à un changement notable par rapport aux souffrances subies chaque année, puisque l’eau du barrage Taksebt, dont l’arrivée est conçue comme la seule solution pour la sortie de l’auberge, n’est pas annoncée pour cet été. En somme, malgré les ambitions des pouvoirs publics, il reste encore beaucoup à faire au niveau des plages pour espérer atteindre la satisfaction totale.
M. O. B.