Il a, quatre jours durant, livré au regard des visiteurs des tableaux minutieux, réalisés comme une toile d’araignée. C’est une œuvre qui a, d’ailleurs, fasciné les férus de l’art satirique étant donné que tout en sillonnant le hall de l’exposition, les toiles accrochées ça et là, donnent l’image d’un environnement où le monde réel se dissout dans la lumière. Cette dernière étant en perpétuel changement, c’est la fugacité donc que Ferhat essaye de fixer par le jeu des couleurs. En fait, les tableaux relatent des thèmes et sujets diversifiés. L’artiste opte, pour concevoir ses travaux, dit-il, pour l’impressionnisme, l’expressionnisme et même l’abstrait. En somme, dans certains tableaux, l’usage intense des couleurs traduit une vision du monde entièrement dominée par les sentiments de l’artiste. En effet, au lieu de représenter directement la réalité, Ferhat, figure sur sa boîte l’expression de son propre “univers” à travers des images empruntées au monde extérieur, mais totalement déformées et transformées par des moyens plastiques qui confinent à l’abstraction. D’autre part, s’inspirant sans nul doute de la formule de Kée, “l’art ne produit pas le visuel, il rend le visuel”, Ferhat a également confectionné quelques tableaux qui ne se donnent plus pour but la représentation de la réalité, mais qui se limitent à l’agencement des couleurs, des lignes et des formes. Autrement dit, il n’a pas imité le réel, mais il veut plutôt créer ou produire des œuvres qui ne représentent qu’elles-mêmes. Ainsi donc, à travers les travaux de l’artiste, on peut mettre en valeur la matérialité de la peinture et ses compositions picturales et non la chose représentée. Par ailleurs, en guise d’exemple, dans le tableau “Les Feux de l’espoir”, le peintre traduit des idées par des réalités perceptibles aux sens pour désigner des personnification.Enfin, pour ceux qui ne le connaissent pas, Ferhat Ouaza est un enseignant de Tizi Ouzou et originaire de la commune d’Iflissen, dans la Kabylie maritime.
Hafid Azzouzi
