Cet engouement des exploitants agricoles, non seulement ceux issus de la commune mais parfois même ceux des autres wilayas, lesquels recourent à la location de terrains chez des particuliers, est dû au fait que les cultures maraîchères gênèrent des profits importants, contrairement à la culture des céréales pour laquelle des sacrifices doivent être consentis par des agriculteurs pour sauver la saison agricole.
En ce moment, et à l’approche de la période estivale, des dizaines de maraîchers sont à pied d’œuvre sur tout le périmètre irriguable de la commune, et ce après avoir mené la campagne de labours et de semailles ou de plantation.
Pour cette dernière, au vu de sa particularité, à savoir la mobilisation de travailleurs saisonniers pour mettre sous terre les semences, plus particulièrement la culture du pastèque, de l’haricot vert, de la courgette et du fenouil, les agriculteurs ont fait appel à des centaines de jeunes, notamment ceux qui sont inactifs durant cette période.
Ces jeunes sont en majorité issus de milieux sociaux défavorisés à la recherche du moindre revenu pour secourir leurs familles.
Tout compte fait, même si le travail saisonnier constitue une aubaine pour avoir des ressources, il faut tout de même signaler que les conditions de travail du personnel engagé sont à la limite du supportable du fait que le temps de travail des saisonniers dépasse les normes prescrites dans la législation du travail, en plus de la non déclaration à la sécurité sociale de ces derniers par leur employeur. Même les salaires sont dérisoires, puisque une journée de travail est rémunéré à 800 DA, ce qui est peu pour un travail à la tâche.
M. Haddadi
