Plusieurs chantiers sont engagés dans cette opération, chacun ayant une tâche spécifique il y a ceux chargés du débroussaillage de la partie basse des arbres et d’autres ayant pour mission de ramasser et brûler les broussailles et les branches coupées.
Les avis des citoyens qui suivent cette opération, première en son genre depuis l’indépendance, sont partagés entre ceux qui y voient une grande utilité surtout un moyen efficace pour réduire les incendies de forêts provoqués chaque année, durant la saison estivale, et d’autres qui pensent que ce n’est qu’une perte d’argent.
Cette dernière catégorie avance l’argument que vu les souches de racines des broussailles arrachées et qui sont toujours enfouies sous-terre et vu, aussi, l’importante pluviométrie de la région cette opération ne servirait qu’à produire une reprise fulgurante du tissu végétal des surfaces traitées et dans le cas où cette opération ne serait pas renouvelée chaque année, c’est l’effet inverse qui se produirait, car la végétation deviendrait luxuriante et plus dense qu’avant.
Le tissu forestier de la région occupant pas moins de 80% du territoire, l’Etat aurait-il les moyens de reprendre ce projet fort coûteux chaque année ? S’interroge cette deuxième catégorie qui compare cette opération à celle dite «Blanche Algérie» dont le seul fait notable est celui d’avoir englouti des enveloppes faramineuses. De l’argent qui aurait pu servir dans des créneaux plus utiles tels le financement de l’aménagement d’une décharge publique dans chaque commune par exemple. Ces enveloppes consacrées au nettoyage des forêts auraient servi beaucoup plus utilement dans la mise sur pied de «brigades anti-incendie» réparties au niveau des points stratégiques avec des équipements adéquats tel des jumelles, des postes radio et autres équipements de première intervention pour empêcher et ralentir la progression des feux en attentant l’arrivée des secours.
Oulaid Soualah