Le Cnes dénonce les menaces de quelques recteurs

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Au deuxième jour du mouvement de protestation lancé par le Conseil national des enseignants du supérieur, les enseignants ont répondu à l’appel du conseil, mais à des cadences diverses. Son coordinateur national par contre, a exprimé son entière satisfaction quant à la mobilisation des enseignants du supérieur autour de ce mouvement de protestation. Une détermination de taille affichée par ces grévistes afin de dénoncer la situation de l’université algérienne qui ne cesse de se dégrader, notamment, en termes de violence enregistrée dans les campus, affirme le responsable du Cnes, M. Rahmani. Pour ce dernier, le mouvement de protestation a été un «succès total».

Mais sur le terrain, quelques universités ont fonctionné à des cadences diverses. A l’université des sciences et de technologie Houari-Boumédiene (USTHB), la participation des enseignants au débrayage de trois jours a été infime. En outre, à la faculté des sciences humaines et sociales de Bouzaréah, tous les examens ont été annulés et reportés à une date ultérieure. En somme, contrairement à ce qu’a indiqué le coordinateur du Cnes, la grève a été partiellement suivie sur le terrain.

M. Rahmani a révélé que les enseignants de la wilaya de Laghouat et de celle de M’sila sont menacés par les recteurs des universités des chefs-lieux de wilaya. «En empêchant les enseignants de tenir leur assemblée générale», affirme-t-il. Et d’ajouter qu’«en agissant ainsi, ces recteurs ne respectent pas les libertés syndicales pour lesquelles nous n’avons pas cessé de lutter». Le Cnes a par ailleurs, programmé des réunions avec les responsables du ministère à partir de la semaine prochaine pour finaliser le dossier du régime indemnitaire. Ce dossier, souligne M. Rahmani, sera déposé au bureau du Premier ministre, dans les plus brefs délais. A signaler qu’après maintes tentatives pour connaître le taux de suivi de cette grève nationale, le coordinateur du Cnes dira que « ce qui nous intéresse, c’est la mobilisation des enseignants autours du débrayage et non pas le taux de suivi ».

Une assemblée générale aura lieu aujourd’hui pour débattre des résultats de la réunion tenue lundi dernier avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Une rencontre durant laquelle, le Cnes décidera de la forme à donner à leurs prochains mouvements de protestation.

Lemya Ouchenir

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