La situation qui prévaut au sein de la municipalité de Timezrit est des plus équivoques. En effet, depuis la fatidique journée du 5 novembre 2008, date de la disparition tragique de feu Fateh Chibane, maire de Timezrit, lâchement assassiné par des éléments de la bête immonde près d’Adekar la municipalité n’arrive plus à sortir du marasme et à jouer le rôle qui lui est dévolu. L’installation d’un nouveau P/APC, n’est pas concrétisé à ce jour. L’opération a buté à plusieurs reprises sur le nihilisme et les divergences des uns et des autres, purement subjectives qui a gagné les quatre élus de la liste majoritaire (RCD). Malgré les bons offices du parti détenant la majorité qui n’a ménagé aucun effort pour tenter de réconcilier les deux parties en conflit (02 élus contre 02) et les maintes opérations de médiation initiées par le chef de daïra et la société civile qui subissent l’intransigeance des antagonistes. Alors que normalement, c’est le n°2 de la liste majoritaire qui déjà secondait le défunt maire, qui devrait être désigné sans accrocs à la tête de l’APC de Timezrit. Une querelle de leadership est venue envenimer la situation puisqu’un autre candidat élu de la même liste se porte candidat à son tour pour la présidence de l’assemblée, rendant encore toute réconciliation impossible, dont le résultat est la prise en otage et l’assemblée et les citoyens.
Bien que Nadir Benhacine, 1er vice-président de l’APC de Timezrit — qui a eu déjà à gérer les affaires courantes de la commune depuis le décès de Fatah Chibane — soit investi de la confiance de son parti, son rival ne voulait guère jeter l’éponge, dès lors qu’il affichait ouvertement son ambition de postuler aux commandes de la mairie, mais s’estimant lésé dans ses droits de postuler audit poste et voyant ou croyant à un » parti pris » des instances de son parti (RCD), il finit par démissionner.
Décision qui aurait due régler normalement le problème, mais malheureusement, un autre élu, toujours de la même liste, va remettre la situation à la case départ en postulant lui aussi au poste de l’édile pour la municipalité. Selon le code communal, notamment ses articles 45 et 51 qui stipulent qu’en cas de vacance du poste de P/APC pour cause de démission ou de décès, son successeur doit être désigné parmi ses pairs, c’est-à-dire issu de la même liste majoritaire.
Le délai de 30 jours imparti par le code communal, étant largement dépassé, le wali a fini par prendre la décision qui s’imposait dans de pareils cas, qui consistait à désigner. M. Nadir Benhacine en qualité de chargé de la gestion des affaires de la commune. Mais cette situation n’est malheureusement ni dans l’intérêt du chargé lui-même, qui est limité dans ses prérogatives et mal vu du côté des citoyens, qui le rendent responsable parce qu’il ne peut leur venir en aide en cas de besoin (aides en matériaux… ) ni dans l’intérêt général de la communauté. Ainsi, une décision courageuse de la part des autorités compétentes s’impose encore une fois pour mettre un terme à cet imbroglio politique qui secoue l’Assemblée populaire communale de Timezrit car ces répercussions pèsent sur le devenir de la population locale.
B. R.