»Notre football a besoin de moralisation »

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Mourad Mazar, président de l’Union Africaine du football (UAF), qui est également à la tête du Syndicat national des footballeurs algériens (SNFP), a été hier l’hôte du Forum d’El Moudjahid auquel il a été invité à parler de la situation du football algérien et du rôle de la structure syndicale qu’il préside dans le développement du sport roi national et la défense des intérêts des joueurs algériens. Appelé à donner son avis sur le mal dont souffre le football algérien et à apporter son diagnostic de la situation qui prévaut actuellement, M.Mazar, dira clairement que « le vrai problème de notre football ne réside ni dans l’absence de formation, ni dans le manque d’infrastructures, mais bel et bien dans les querelles intestines et les intérêts personnels loin de toute morale « . En ce sens, il expliquera que quand des clubs surendettés, qui ne possèdent même pas de terrains adéquats, s’offrent des joueurs à coup de milliards, on est en droit de se demander où se trouve la morale et la bonne gestion dans tout cela. Il ajoutera que l’Etat doit intervenir, non pour financer uniquement, mais aussi et surtout pour faire appliquer la réglementation, et si les pouvoirs publics s’arrêtent seulement à faire respecter ce qui a été convenu entre ceux qui défendent les intérêts des footballeurs et ceux qui gèrent le football, ils réussiront à réconcilier la grande famille du football algérien.M.Mazar a dénoncé également la corruption qui pourrit le sport dans tout le continent africain, notamment en ce qui concerne les éliminatoires des coupes continentales ou mondiales et rappellera que Blatter, le président de la FIFA en personne, a déclaré la guerre aux corrupteurs en décidant de ne confier la gestion du football qu’aux footballeurs.Concernant le traitement des dossiers litigieux, Mourad Mazar confiera que maintenant qu’il est conforté par une batterie de textes juridiques qui sont à la faveur des footballeurs, on peut travailler sereinement et dans le cas où le traitement n’est pas correct et équitable, on prendra les décisions qui s’imposent. On agira en réconciliateur et on privilégiera la sagesse en essayant de vérifier les déclarations des uns et des autres en étant exigeants avec les clubs qui ne respectent pas les droits de leurs éléments et sévères avec les joueurs qui ne s’acquittent pas de leurs devoirs envers leurs équipes.Interrogé sur les cas des joueurs dont les dossiers posent problème, Mazar dira qu’en un seul mois, ils ont reçu plus d’une trentaine de dossiers à contentieux, à l’image de celui d’Ouslati ou de Tahraoui et qu’ils vont s’atteler à les régler selon la réglementation en vigueur.

H.Hayet

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