Les intoxications alimentaires se multiplient en été, à cause de la chaleur qui provoque plus rapidement la dégradation des matières organiques, mais il y a aussi les négligences, celles des vendeurs mais aussi celles des clients. La responsabilité du vendeur est engagée quand il n’assure pas des conditions idéales de conservation des produits. Il est connu que certains vendeurs, par souci d’économie, ne laissent pas allumer durant la nuit les systèmes de réfrigération : on devine, dans quel état, le matin, on retrouve les œufs, les fromages ou le beurre ! D’autres marchands ne possèdent même pas de systèmes de réfrigération, d’autres encore, emmagasinent les produits alimentaires dans des conditions non conformes aux règles de l’hygiène : des bidons d’huile exposés au soleil (alors que le soleil oxyde l’huile), des sacs de semoule jetés à même le sol, dans la poussière, des boites de fromage ou des pots de yaourt entassés dans des coins ! Et que dire des bouteilles d’eau minérale ou de limonade exposées au soleil alors que les étiquettes recommandent de les placer dans des endroits frais et à l’abri de la lumière ? Voilà pour la responsabilité des vendeurs. Venons-en maintenant à celle de l’acheteur. A celui-ci, on reprochera avant tout sa négligence : acheter des produits exposés au soleil ou à la lumière ou encore non stockés dans des réfrigérateurs, expose nécessairement à des dangers ! Une autre catégorie d’intervenants à mettre aussi dans la balance est…l’autorité. C’est à elle de procéder aux contrôles, de réprimer les négligences et les fraudes et d’éviter, au client inconscient ou inattentif, ces intoxications alimentaires, qui peuvent empoisonner la vie ou même la coûter !
S. Aït Larba
