Deux journées de formation médicale continue, organisées par le club scientifique de la faculté de médecine de Bgayet à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, ont vu la participation d’imminents professeurs algériens et étrangers pour débattre des pathologies pédiatriques.
Presque toutes les maladies courantes, notamment la tuberculose de l’enfant, le cancer, l’asthme, les cardiopathies, la cataracte et les arthrites chroniques ont été passés au crible par les intervenants devant un parterre de participants composé essentiellement d’étudiants en médecine de la fac d’Aboudaou : théâtre de cette manifestation.
Le cas de l’enfant autiste, abordé par le professeur psychiatre Boudef, les indications de l’hormone de croissance du professeur constantinois Hammada, et une réflexion du Pr F. Bernard, un Français, sur la place de l’ethnicité dans les soins palliatifs pédiatriques ont apporté autant de nouveautés aux futurs médecins dans la démarche de nouveaux soins et les indications pour chaque cas.
Parallèlement à ce débat scientifique et médical, les organisateurs ont ajouté au sommaire des projections vidéo portant sur les conditions actuelles de l’enfant algérien qui subit quelquefois des agressions et des châtiments corporels.
Dans la foulée de cette journée pédiatrique, un thème qui relève de l’actualité mondiale, a fait le débat dans la plénière du conclave des médecins. Il s’agit de la maladie de la grippe porcine présenté par un dermatologue suisse, des hôpitaux de Genève, le Dr N. Vischi.
Des mesures de diagnostiques et thérapeutiques à envisager en cas de propagation et d’apparition du virus A (H1N1).
L’orateur a fait le point sur le caractère pandémique de la grippe véhiculée par le porc, étant donné que sa manifestation est limitée dans le temps et illimitée dans l’espace. Outre les mesures intramuros, le médecin suisse a mis en exergue les stratégies extra sanitaires pour “freiner l’apparition de la grippe porcine et le développement de son épidémie” par des mesures néanmoins efficaces.
Il s’agit donc de limiter les constantes dans les lieux privilégiés de forte concentration humaine (arrêt des déplacements collectifs, suspension de spectacles et manifestations sportives, fermeture des établissements scolaires).
Avec ces mesures “barrières”, il faut songer à une stratégie opérationnelle pour “casser” l’épidémie par une production de vaccin anti A. L’OMS n’arrive pas à endiguer le mal pour l’immédiat, car, de l’avis de l’orateur, il faut un délai de 4 mois pour préparer les souches du virus nécessaire à la fabrication du vaccin et entretemps, la vaccination contre les infections pneumococciques sont à promouvoir.
Nadir Touati
