Dans votre édition du 1er du mois courant et à la page 5 vous avez publié un entretien avec le directeur du centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight. En suite de cela, il m’est difficile de laisser le directeur du centre transformer une revendication arrachée de haute lutte par toute une population en une simple et banale “demande sociale”. Une revendication réprimée par la privation des libertés et dans le sang n’est également pas un simple “tabou” comme déclarée consciemment par le responsable du centre. Aucun statut et aucun argument ne peuvent endosser à une science donnée, aussi respectable soit-elle, le fait d’aller dans le sens de l’effacement ou même d’entacher l’engagement, ferme et historique, de la Kabylie dans son noble combat. La langue française est une langue de précision où chaque mot à une signification exacte. Aussi je considère, les qualificatifs réducteurs, sournoisement utilisés par le responsable du centre, sous couvert de sa fonction, comme étant un mépris et une violation du patrimoine de la lutte historique de notre région, grâce à laquelle, il semble oublier qu’il occupe un poste aussi important.
Nous accueillons favorablement la paix linguistique et l’apaisement, mais nous demeurons tout aussi vigilants pour les suites à donner au règlement définitif des questions restées encore en suspens de la question berbère et de la Kabylie.
Le directeur du centre serait plus inspiré et plus avisé à rendre publics plutôt les résultats de l’institution dont il a la charge, au demeurant jamais diffusés, depuis sa création, à ce jour.
A. A.
