Après un sommeil de presque une décennie, le volley-ball Akbousien renaît et refait parler de lui. Vainqueur, le 8 mai dernier de la finale de la Coupe d’Algérie en minimes filles, l’USPA, une association créée en 2005 et présidée par l’inusable Abassi Saïd, bouscule la hiérarchie en s’imposant au niveau national et redonne des couleurs à Akbou.
Cette ville, qui a enfanté de grands joueurs dans les années 80 (Imedjedab, Aguemenfad, les frères Bara, Galou…) s’illustre aujourd’hui par ses filles, les plus marquantes à nos yeux, demeurent la passeuse Assam et les deux attaquantes Bekka et Tensaouti lesquelles, par leur maîtrise technique, mettent en difficulté n’importe quel adversaire.
Interrogé sur le parcours exceptionnel que réalise son équipe, l’homme à tout faire, Bara Mohamed, nous répond : « Ce que nous vivons est magique, toute la ville est derrière nous, c’est un rêve, même les supporters nous suivent partout où nous jouons, c’est inimaginable pour une catégorie minimes, comme quoi, il suffit de peu de choses pour procurer du bonheur aux gens ».
Seul bémol pour cette sympathique équipe, selon les connaisseurs présents à la salle d’El Biar lors de cette finale face au NC Béjaïa, le profil des joueuses est loin de répondre aux exigences de ce sport. à ce propos, le DTS Bouzidi Boussad, en technicien averti, nous rassure : « Nous sommes conscients de nos insuffisances et savons que si le club veut prendre une autre dimension, nous nous devons de donner de la hauteur à cette équipe, nous pensons, aujourd’hui que l’ouverture des classes sport-études apportera certains remèdes et les critères de sélection seront déterminés par la toise et les tests, nos joueuses augmenteront leur charge de travail et surtout, auront accès à la salle de l’Opod laquelle à ce jour nous a été refusée ».
Ces filles et leur manager, Yacine Ouartilane qui, prolongent l’histoire du volley-ball de compétition à Akbou, ont un nouveau challenge assez important pour cette fin de saison, remporter le Championnat d’Algérie pour lequel ils sont encore en course. Avec cette volonté, ils sont en mesure de le relever pour peu qu’ils ne s’enflamment pas et qu’ils gardent la tête sur les épaules.
Z. H.
