En dépit de gros efforts consentis à l’effet d’améliorer la desserte publique, celle-ci reste en deçà des besoins exprimés par la population. “Notre village a bénéficié, l’année dernière, d’un projet de renforcement du réseau AEP qui s’est traduit par une amélioration sensible, mais les lacunes demeurent toujours, surtout pendant la saison des grandes chaleurs qui voit beaucoup de gens recourir à la corvée d’eau pour s’en sortir”, souligne A. B., du village Ighil Igueni.
Des contraintes notamment à l’éloignement et à la dispersion des villages sur un massif montagneux rendent la tâche des plus ardues à l’exécutif municipal qui doit se contenter des maigres subventions versées à la collectivité dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) pour tenter d’améliorer un tant soit peu la situation. Mais l’énormité des besoins et le retard à combler sont sans commune mesure avec les subsides disponibles. “Nous avons un réseau AEP très vétuste et sujet à des fuites itinérantes d’eau”, soutient M. Azzoug, le P/APC d’Amalou. “Son entretien nous coûte les yeux de la tête. Nous payons annuellement à l’agence Sonelgaz 6 millions de DA rien que pour la consommation d’énergie nécessaire au pompage de l’eau, ce qui est loin d’être négligeable pour une commune aussi pauvre que la nôtre”, relève le maire. Pour mettre un terme à cette crise d’eau, le staff municipal lorgne du côté du barrage Tichy Haf, dont il espère le raccordement de la commune proche. Mais l’édile est à l’évidence déçu de la tournure prise par les évènements. “Les autorités ont commencé par alimenter d’autres communes avant la nôtre qui est pourtant très mal lotie dans ce domaine”, nous dit-il amer, tout en promettant d’exposer ces doléances au wali dès la prochaine entrevue.
N. Maouche
