Cette fois, contrairement à l’habitude, le problème ne réside pas dans l’installation de pylônes ni dans la défectuosité des lampes.
La panne touchant toute la cité, s’est produite, suite à des travaux d’assainissement réalisés sur une partie du quartier. L’excavatrice avait accidentellement déterré et détérioré les câbles électriques souterrains qui alimentent les lampadaires.
La déception des riverains est d’autant plus grande qu’à la fermeture du chantier, personne ne s’est manifesté pour réparer les dégâts, laissant la cité dans le noir. «Nous avons, pourtant, averti le conducteur de l’engin, au moment où il avait commencé à creuser des fossés» disent les locataires présents ce jour-là.
Depuis, ils n’arrêtent pas de se plaindre et de mettre en évidence les dangers qui les guettent. «Vivre, sans éclairage public, par les temps qui courent, est angoissant.
Nous sommes à la merci des animaux enragés ou d’éventuels agresseurs dont la basse besogne est facilitée par les ténèbres». Des phrases qui expriment, on ne peut mieux, la hantise des habitants.
Tarik nous fait part des «diverses réclamations, adressées aux services concernés et qui sont restées lettre morte, jusqu’à maintenant». «Des promesses de réparations pour les jours suivants, nous ont été faites à plusieurs reprises mais sans suite» ajoute-t-il.
Contrairement aux villages où les comités veillent au grain, les quartiers limitrophes de la ville sont ceux qui semblent «oubliés». Lugubres et sans attrait, «Akkar» ou «Sidi Ali Ouayahia» sont devenus, au fil du temps, des cités dortoirs. Leurs locataires y vivent à longueur d’année dans des conditions lamentables. La liste des nuisances ne cesse de s’allonger. A la boue de la saison hivernale succèdent la poussière et les moustiques de l’été.
Les ruelles bosselées et difficilement praticables aux véhicules comme les amas d’ordures collectés à l’air libre, les gravats, les lampes grillées, sans compter la menace de chiens errants en font des cités où il ne fait guère bon vivre. pourtant, des travaux d’embellissement et de réhabilitation ont déjà été initiés, particulièrement, à la cité des 160 Logements. Mais, une petite virée sur les lieux ne permet pas de penser que des améliorations aient été apportées au cadre de vie de ses habitants.
A. O. T.