Cap sur l’investissement

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Le seul salut des zones reculées de l’ensemble des communes en mal de développement socio-économique reste sans conteste l’investissement. Par un effet d’entraînement, une grande partie des difficultés recensées se résoudront d’elles-mêmes.

Pour peu que ces actions d’investissement en soient soutenues et continues dans le temps et dans l’espace. Telle est la vision grosso modo de l’ensemble de ces communes au qualificatif « à promouvoir » du moins pour la commune d’Ahnif, relevant de la daïra de M’chedallah. Pour le moment, le temps n’est plus au stade de la réflexion pour la mise sur pieds d’une zone d’activité. Il est plutôt porté sur les modalités et les procédures de sa concrétisation sur le réel. Pour cela, selon les dires du maire de cette commune M. Soum M. Salah “le problème du foncier qui pointait son nez à chaque fois que des projets d’investissement taraudaient l’esprit des élus, semble être du passé”.

Ainsi, aux dernières informations, l’APC a acquis une assiette de terrain auprès d’un particulier non moins importante, elle est d’une superficie minimum de 30 ha. Rien que pour cette acquisition,qui reste une bouffée d’oxygène pour la mairie, de nombreux investisseurs et non des moindres se sont manifestés pour investir dans cette nouvelle zone d’activité. Selon toujours le même interlocuteur, la première entreprise est CEVITAL. Elle pense réaliser dans le cadre du CALPI, bien sûr, une usine de montage de véhicules industriels à Tikhramtath. Un projet qui nécessitera, du moins pour le démarrage, une surface de 10 ha. Ce projet est potentiellement créateur dés son début de 50 postes d’emplois. Le pari est encore plus important pour la création d’emploi, poursuit le maire : « Avec la venue d’une entreprise chinoise, l’investissement table sur la création de 200 emplois Il portera sur la réalisation d’une fonderie pour la production du rond à béton. »

Pour ce projet la superficie adéquate serait de l’ordre de 06 ha. Deux autres investisseurs sont dans le registre du maire, inhérent à ce volet, dont l’un serait originaire de Tizi Ouzou et qui chercherait à concrétiser sur le site une usine d’aluminium. Pour cette dernière, la surface que nécessiterait son projet, ne dépasserait pas 1 hectare.

La seconde entreprise a conclu le maire,serait originaire de la région d’Ahnif, activant dans le cadre du bâtiment, qui elle,serait intéressée d’acquérir 04 ha pour investir dans le cadre de la production de la pierre bleue.

C’est un créneau porteur, car le gisement pour l’extraction n’est qu’à quelques lieux de la zone d’activité, à savoir « adhrar zeggane ».

Outre l’effort de la commune qui consiste à faciliter de son mieux les conditions d’investissements, le maire est revenu sur les autres paramètres accompagnateurs de l’investissement et qui sont un atout pour la commune. Primo, la nouvelle zone d’activité n’est qu’un lieu de la commune.

Elle est traversée par le CW11 qui bénéficiera non seulement d’un élargissement de voie mais aussi d’une réfection de son bitume très prochainement, sans omettre sa jonction avec l’autoroute « Est-Ouest » au niveau du seul échangeur de la région qui se trouve à proximité à « Bourramel ».

La boucle sera complétée pour le volet du transport, par la disponibilité d’une gare ferroviaire à Ahnif-centre, un atout supplémentaire pour le volet de l’investissement dans sa vision globale.

Enfin, la commune est un grand réservoir pour la main-oeuvre, toutes spécialités confondues, pour peu que toutes les réflexions faites sur ce volet voient le jour car à bien regarder la situation globale de l’emploi au niveau de la commune, elle n’est pas aussi reluisante qu’il en apparaît car le taux « réel » du chômage frôle largement les 50%.

Un taux de chômage alarmant qui nécessite une prise en charge sérieuse.Une des solutions à ce fléau reste le pari sur l’investissement à grande échelle.

F.K.

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