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Une salle de cathétérisme d’un coût de près de 16 milliards de centimes pour le CHU de Tizi-Ouzou

L’une de ces installations permet de déboucher les artères sans avoir à recourir aux traditionnelles opérations chirurgicales. “Cette machine permet de traiter le patient sans l’ouvrir. Aussi, avec elle on peut procéder au traitement des troubles cardiaques définitivement”, nous a-t-on expliqué. Ce genre d’acte nécessitait auparavant des transferts à l’étranger. Il s’agit en fait d’un acquis considérable pour le CHU de Tizi-Ouzou, puisque le malade est pris en charge sur place. “Ce matériel réduit le risque de mortalité à 80%”, estime-t-on. C’est en fait évident, car les maladies cardiaques ne pardonnent souvent pas et le transfert à l’étranger prend tout un temps.

Bien entendu, ce matériel a coûté quand même une petite fortune au CHU de Tizi-Ouzou. Selon le docteur Mansouri, qui n’est autre que le directeur de cet établissement, ces différents équipements composant cette salle de cathétérisme, ont valu une coquette somme estimée à 16 milliards de centimes. La fameuse machine, appelée chez les spécialistes le plateau technique, a coûté, à elle seule, 11 milliards de centimes. “Elle vaut l’équivalent de la prise en charge de 20 patients à l’étranger”, a-t-on précisé au ministre qui a rétorqué que cette somme représente l’équivalent de la construction d’un CEM. Le plus dur reste encore à venir, doit-on dire, car, et selon toujours le docteur Mansouri, le fonctionnement de cette salle génère la consommation d’un montant de trois milliards de centimes par année. “En dix dans, on aura consommé l’équivalent d’un budget d’installation de deux salles de cathétérisme”, indique le premier responsable du CHU Nedir-Mohamed. Pour ce dernier, on peut traiter jusqu’à 1 000 malades par année, en moyenne trois à quatre patients par jour.

Le ministre de l’Education et la délégation qui l’accompagnait ont visité également, à l’occasion, d’autres installations au niveau du même service, notamment la salle ou l’on procédé à l’implantation du pace maker, ou ce qu’on appelle communément les piles. Une salle opérationnelle depuis quatre ans et qui réalise, a-t-on indiqué, en moyenne quatre implantations par jour. Selon les explications fournies hier, un pace peut coûter jusqu’à 12 millions de centimes. Le moins que l’on puisse dire, en somme, c’est que du côté du CHU on lésine pas sur les moyens afin d’améliorer les prestations et garantir ainsi de meilleurs soins. D’ailleurs, prenant ses devants et en prévision justement des installations mises en service depuis hier, un médecin a été envoyé spécialement en France pour un stage de formation. Celui-ci, de retour à Tizi-Ouzou l’année dernière, a procédé à la formation d’autres médecins qui auront la tâche de faire fonctionner ce nouveau matériel.

C’est tout à l’honneur de ce CHU qui ne cesse de gravir les échelons en se dotant des meilleurs équipements et ce au grand bonheur de la population locale.

M. O. Ben Mokhtar

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