Protestation des commerçants

Tous se sont essayés à tour de rôle pour trouver une solution au drame qui frappe les commerçants du centre-ville.

Toutes les promesses des uns et des autres ont fondu comme neige au soleil. « Les autorités nous ont abandonnés » affirme Saïd, devant une quinzaine de ses camarades qui l’approuvent dans ses déclarations. Las d’attendre, ils décident, cette fois, de passer à l’action. Sur les rideaux de leurs magasins, ils viennent d’inscrire des slogans « Ne touchez pas à nos locaux », « halte à la hogra ».

Dans leurs multiples démarches, les protestataires demandent à ce que leurs locaux soient préservés de la démolition, entamée à partir des étages supérieure.

Au niveau local, les réponses « évasives » disent-ils, sont loin de répondre à leurs attentes. A ceux qui les accusent de squatteurs, ils répondent qu’il sont bel et bien acquéreurs de leurs biens et refusent de payer pour l’erreur commise par ceux ; qui ont décidé d’ériger les « châteaux sur du sable ».

« Les autorités nous renvoient vers le wali », qui serait, disent-ils, « le seul, habilité à prendre des décisions ». Or, « nous n’avons pas encore reçu de réponse à la demande d’audience que nous avons introduite ». « Nous sommes des pères de familles. Personne ne s’inquiète de notre sort alors que nous sommes sans ressources, depuis deux mois ». En colère, ils menacent de s’opposer à la suite des travaux par tous les moyens, « quitte à aller en prison. Du moment que nous avons tout perdu… « . Comme nous l’avons écrit à plusieurs reprises, le feuilleton risque de durer tout l’été. En tous cas, il promet des rebondissements, dans les jours à venir.

A. O. T.