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“8 milliards de dinars consacrés au Festival culturel panafricain”

La ministre de la Culture a tout d’abord félicité l’équipe nationale pour toute la joie qu’elle a procurée, au peuple algérien, en leur disant merci, tout en sachant que l’Algérie a besoin de retrouver ces moments-là. Consacré au grand événement qu’abritera l’Algérie prochainement, “le 2e Festival culturel panafricain” sous le slogan: “Africa is back!” verra un programme grandiose, au vu de ce qui est décidé par la ministre. Cette dernière a réaffirmé que l’Afrique donnera rendez-vous au monde, du 4 au 20 juillet, et cela sera démontré de façon professionnelle. Elle ajoute que pas moins de 48 pays, membres de l’Union africaine (UA) assisteront à cette manifestation. Le 49e membre étant l’Algérie, prendront part également, à cette manifestation les pays qui connaissent des communautés d’origine africaine, tels les USA et le Brésil.

Mme Toumi est revenue sur le programme des différents départements, à l’instar du 4e art qui comprend 15 théâtres nationaux africains qui seront présents avec leurs pièces respectives et 12 compagnies de théâtre. L’Algérie sparticipera avec 14 pièces, entre le TNA, les théâtres régionaux et autres compagnies du Sud. Ce Festival du théâtre africain se tiendra entre le TNA et El Mouggar, tandis que les résidences auront lieu à l’Ismas de Bordj El Kiffan. Le département des arts visuels, en termes de photographiess d’art, design, création féminine et stylistes africains, accueillera 35 artistes d’Afrique, des expositions, concentrées à la Safex, au Mama, à Dar Abdellatif (résidences pour artistes), à l’Esba (résidences pour étudiants africains), à El-Aurassi et à l’Agence des grands projets culturels. Quatre grandes expositions porteront d’abord sur, les arts anciens, une autre sur le Sahara, une expositions spectacles autour des chefs-d’œuvre africains du patrimoine immatériel, classés par l’Unesco dont l’Ahlelil du Gourara, une exposition sur les architectures de la terre et une qui se tiendra au Palais de la culture sur l’artisanat d’art. La musique, également, représentera l’Afrique de la plus belle manière qui soit, à travers 24 scènes dont 18 à Alger, 3 à Tipaza, 2 à Boumerdès et une à Blida. Cela se traduira, d’abord par le Festival international Diwan, à l’esplanade de Riad El Feth, suivi de celui du jazz, sans compter les artères de la ville qui seront bien animées. Parmi les artistes phares qui seront présents, on peut citer Warda El Djazaïriya, Cheb Khaled, Mohamed Kali, Yousou N’dour, Ray Lema, Manu Dibango, Amazigh Kateb et le grand cinéaste, Dany Globale. Mme Toumi évoque aussi le livre africain qui sera célébré, exceptionnellement, au mois de juin, à l’esplanade de Riad El Feth. Il comprendra des nuits de la poésie, des ventes dédicaces et signatures. Nonobstant, la réédition de 223 ouvrages, en plus d’une résidence d’écriture qui sera entamée, le 21 juin et s’achèvera à la fin du festival par un recueil collectif sur l’Afrique, capitale de la culture. Le programme livre comprendra aussi un concours de la BD africaine, en juillet, un symposium sur les littératures africaines, un colloque sur Frantz Fanon etc. Le cinéma pour sa part sera tout aussi riche avec un panorama des films africains. La réalisation de 12 courts-métrages par des grands cinéastes africains etc. S’agissant du département danse et chorégraphie, il est attendu 2 252 participants, et pour le cinéma, il y aura la diffusion de plus de 100 films africains, a expliqué Khalida Toumi. “La responsabilité est lourde. On en a conscience. C’est un défi qui vaut la peine d’être relevé. L’état a consacré une enveloppe de huit milliards de dinars, rien que pour la réussite de cette manifestation, qui est une occasion fabuleuse de donner une image non pas préfabriquée mais celle qui est créée par les artistes africains”. Elle a affirmé : “Nous sommes concernés par le destin de ce continent en tant qu’acteur, c’est l’image algérienne et celle de l’Afrique qui sont en jeu”. Mme la ministre dira que la cérémonie de la clôture du Panafricain sera un hommage à la Mama Africa, la diva, l’icône d’ébène et d’ivoire, une pasionaria de l’afro-beat, Meriem Makeba, et a ceux et celles qui ont contribué à la gloire du 1er Panafricain en 1969 dont Ahmed Malek, Mohamed Elamari et autres.

Kahina Idjis

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