Moussaoui Boubekeur : « Belaïd fera honneur à notre pays »

La Dépêche de Kabylie : Votre poulain Belaïd a réussi les minimas qui lui ouvrent droit à une participation aux prochains championnats du monde qui se dérouleront en Italie. Quel est votre sentiment en tant qu’entraîneur ?

B. : J’avoue que j’ai un sentiment du devoir accompli, et ce depuis le début de l’année où la Fédération d’athlétisme a décidé des minimas. Je savais que ce jeune athlète allait y arriver, et ce par rapport au travail qu’il faisait.

C’est un jeune plein de capacités même si les moyens nous ont fait souvent défaut. Cela dit, les résultats acquis par ce jeune ne sont pas fortuits dans la mesure où les dirigeants ont tout fait pour l’aider.

Donc, c’est un sentiment de fierté !

Dieu merci, on s’est sacrifiés et notre travail a payé en quelque sorte. Ce n’est pas donné à n’importe quel athlète de réaliser les minimas. Ainsi même si nous n’avons pas les moyens appropriés à savoir un terrain où s’entraîner, on se déplace quatre à cinq fois par semaine à Béjaïa pour lui permettre de travailler sur une vraie piste, et effectuer des entraînements spéciaux. Cela est motivé par le fait qu’il est arrivé à un certain niveau où il lui faudrait un travail colossal.

Et c’est les portes du Championnat du monde qui s’ouvrent pour lui…

Certes, les Championnats du monde sont d’un niveau élevé, et ce n’est pas n’importe qui, qui pourrait y participer, mais ce n’est pas impossible aussi qu’un bon résultat puise être réalisé. Je pense que le fait que Belaïd a cette opportunité de participer, il pourra faire quelque chose.

En bref, c’est l’esprit national qui va avoir plus de place chez notre athlète.

La fédération a décidé que les minimas requis soient de 48’ 40″, et lui il a réalisé 47’20″, ce qui me pousse aujourd’hui, à y espérer que Belaid sera parmi les finalistes. Une place parmi les premiers n’est pas à écarter.

Mais il va avoir en face de lui de grands athlètes du monde dans sa spécialité…

Comme je l’ai dit tout à l’heure, le fait d’y arriver déjà là-bas, pourrait être un élément stimulateur pour lui. Il ne faut pas oublier que la marche algérienne est d’un niveau assez appréciable, comme elle a sa place au niveau mondial.

Déjà la saison dernière, on a eu des seniors qui ont participé aux championnats olympiques, le mois d’avril passé, on a eu des médailles au niveau africain, au Championnat d’Afrique sur route, notre pays avait récolté trois médailles. C’est pour vous dire qu’il faut toujours croire et aller de l’avant.

Entretien réalisé par R. M.