La Dépêche de Kabylie

Les populations s’inquiètent

Depuis environ deux semaines, une rumeur persistante relevée d’ailleurs par quelques confrères de la presse écrite s’est étendue à travers les agglomérations et places publiques faisant état d’un prochain mouvement des walis dont celui de Bouira. Dans les régions de M’chedallah, Bechloul et Haïzer, la simple évocation d’un éventuel départ de M. Bouguerra a provoqué une onde de choc parmi la population toute acquise à ce wali qui a su donner une nouvelle dynamique à ces daïras laissées en hibernation depuis le déclenchement du mouvement citoyen en 2001. Jamais depuis l’indépendance aucun des nombreux responsables qui ont transité par cette wilaya n’ont acquis autant d’admiration ni un tel capital de sympathie et de confiance auprès des populations de ces régions frondeuses et hostiles à toute compromission avec tout ce qui reflète le pouvoir. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est une véritable… « lune de miel » qui s’est installée entre ce responsable et l’ensemble des régions de la wilaya. Qui a intérêt à troubler la fête en distillant ces informations par bribes ? Est-ce la mafia locale ou les barons auxquels il a déclaré la guerre ? « C’est trop beau pour durer », telle est la première réaction de tous les citoyens abordés à ce propos. Il dérange trop d’intérêts, pensent d’autres en donnant un coup de pied dans un… « ordre établi » en procédant à un rééquilibrage des répartitions de richesse où sont incluses les régions lésées. Sur le volet « gestion suivi », on l’a affublé de tout les qualificatifs tels : Ali bulldozer ou encore Ali tout-terrain, il serait maladroit de toucher à ce wali au moment où il est sur le point de faire atteindre à la région de Bouira une vitesse de croisière en matière de développement, un décollage réussi grâce au concours d’une population qui lui est acquise mais aussi grâce à son énorme capital d’expérience. La métamorphose de la ville de Bouira en un temps record est un exemple concret de cette dynamique insufflée par le wali.

Oulaid Soualah

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