Une coqueluche nommée sérieux

Et quand ce même joueur décline modestement et gentiment le brassard de capitaine pour une raison ou pour une autre, ça ne peut signifier que la discipline sans faille et sans conteste, et sa bonne éducation. Cette image est le propre de Boukhalfa Med Saïd, junior et meneur du DC Boghni. Ayant fait toutes ses classes dans le club, n’écarte cependant pas l’idée de partir sous d’autres cieux prochainement, à cause du manque de moyens et de l’instabilité qui y règne, dit-il. Cependant, pour le moment l’heure n’est pas au départ, tant que certains dirigeants, comme son entraîneur, M. Belhadj Ali Hacène pensent y rester. Bonne reconnaissance de l’élève à son maître. Preuve que ce second nommé ne badine pas avec le sérieux et le travail. Le coach dit de lui qu’il est exemplaire tant sur le plan technique, physique et disciplinaire. Il est persévérant, honnête et ponctuel. Des qualités, ajoute M. Belhadj Ali, qu’il tient de son père Achour, ex-président du club. Ce milieu de terrain rêve comme tout autre jeune footballeur d’embrasser une carrière professionnelle et d’évoluer sous les couleurs d’un grand club pour mieux mettre en œuvre son savoir-faire et son talent. Zidane, par ailleurs, reste son idole et son modèle. Agé de 20 ans et ayant déjà raté le bac, mais pas sa carrière de footballeur et n’hésiterait pas à porter son choix sur cette deuxième proposition si elle venait à lui être faite, aux dépens des études. En d’autres termes, il n’est pas quelqu’un qui prend des décisions avec hésitation, mais il est sûr de lui. Ce jeunot espère voir son club sortir la tête de l’eau, étant donné que la pâte existe, pourvu qu’on s’occupe d’elle. Il tient à remercier son père qui l’a toujours aidé sur tous les plans, ainsi que son camarade d’équipe Hemri Hamza.

Salem Amrane